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L'adaptation de l'intervention de l'Etat

 

Notre souhait est de faire prendre conscience au citoyen du nouveau rôle qu’il peut jouer dans la société et, dans l’entreprise. Néanmoins l’État, garant de l’intérêt général, ne peut se dessaisir de cette question. L’entreprise, même si elle prend conscience qu’elle ne peut se soumettre au seul objectif financier, reste contrainte par cet objectif. Les intérêts particuliers peuvent donc, malgré la bonne volonté des dirigeants, se heurter à l’intérêt général.

Il appartient à l’État de créer un cadre qui réduise les conflits entre intérêt général  et intérêts particuliers. Il peut et doit créer des règlements, des incitations qui  légitiment et encouragent à la fois l’envie d’entreprendre et  d’agir de manière responsable.

L’État dirige un grand nombre de fonctionnaires et il reste actionnaire de plusieurs entreprises. Il se doit de montrer l’exemple !

On peut décliner la nécessaire adaptation de l’État selon les trois pôles précédemment évoqués.

 

A)  Au plan social :

 

• Rendre le droit social applicable sans vouloir légiférer davantage en la matière et en allégeant le code du travail.

Plus généralement, l’État doit intervenir :

• Quand les conditions de la compétition économiques sont telles qu’elles condamnent brutalement des pans entiers de l’activité territoriale.

• En tant qu’employeur, l’État doit déployer un management modèle. 

Allier responsabilité et macroéconomie conduit à souhaiter que la puissance publique, en Europe, puisse intervenir quand l’économie entre en récession, ce qui suppose, une très bonne coordination des politiques économiques.

 

B)  Au plan environnemental :

 

• Faire prendre conscience des enjeux, aujourd’hui planétaires, de la question environnementale… Prendre les options stratégiques qui sont de son ressort : politique énergétique…

• Cesser de subventionner les entreprises polluantes. Soutenir les énergies renouvelables et les énergies non émettrices de carbone.

• Compléter la mesure de la richesse créée et de la richesse détruite par des indicateurs spécifiques.

 

C)  Au plan économique :

 

• Garantir un cadre global (législation, fiscalité, niveau d’infrastructures…) favorable à la création et au développement des entreprises;

• Aller vers une plus grande harmonisation européenne de la fiscalité d’entreprise et des subventions.

• Faire prendre conscience du rôle des entreprises sur l’activité et la valeur ajoutée.

• Réviser le code des marchés publics et y intégrer des critères sociaux et environnementaux  

• Œuvrer au niveau international vers une plus grande stabilité financière.

• Légiférer en matière de gouvernance d’entreprise et créer un organisme de contrôle  boursier européen.

  
Reflexion Entreprise [Adaptation]