© 2008
 
Editorial

 
   

Depuis la France, avec la Grèce, agissons !

    

L’été 2008 a été marqué par une aggravation de la morosité ambiante. Si on s’inquiétait lorsque le moral des ménages était à – 35 en janvier 2008, seuil le plus bas depuis la création de l’indice, que penser de celui de juillet 2008 à – 48 ?

Autant dire que la situation économique et ses perspectives inquiètent.

A ces craintes sur le plan économique, s’est associée une météo maussade et certainement, une difficulté de plus en plus grande chez nos concitoyens à trouver de véritables plaisirs et notamment ceux inhérents à l’engagement dans une cause d’intérêt général.

L’engagement pour le bien commun est en effet une source de bien-être significative. Hans Selye, un endocrinologue austro-hongrois, précisait que « l’altruisme égoïste » permettait de lutter contre les effets délétères du stress. En une phrase, « quand on fait le bien, on se fait du bien ».

 

Il est intéressant de constater que les citoyens des pays qui ont un sens de l’engagement ancré dans leurs gènes, si l’on peut dire, vont moralement bien. Le cas de la Grèce est évocateur. Son taux de mortalité par suicide est l’un des plus bas de la planète (3,4 pour 100000 habitants sur la période 2000 - 2002) alors que celui de la France était à 18,7 durant ces mêmes années.

 

En septembre 2007, « L’Elan » a lancé en France l’opération « Un arbre pour la Grèce ». Celle-ci a été soutenue par l’UNESCO, des personnalités d’exception, de nombreux médias et des entreprises. Grâce à trois d’entre elles, dès mars 2008, quinze millions de boites de lait, estampillées « Un arbre pour la Grèce », ont été réalisées. Dans la foulée, des étudiants de l’Ecole Supérieure des Affaires de Lille ont créé « Les Citoyens de l’Europe », une association destinée à promouvoir « Un arbre pour la Grèce » au niveau des pays qu’ils ont traversés lors de leur périple, à vélo, entre Lille et Olympie.

 

Un an après être née en France, l’élan de fraternité européenne est en train, au contact du sens de la citoyenneté grecque, de se transformer en un véritable mouvement. Le 22 septembre 2008, va avoir lieu au stade d’Athènes, un concert qui se situe dans le prolongement de notre action, destiné à récupérer des fonds pour le reboisement, fonds qui seront versés sur le compte ouvert suite à l’accord de coopération entre le Ministère grec de l’Agriculture, le Musée d’Histoire Naturelle d’Athènes et « Un arbre pour la Grèce ». Les quinze plus grands artistes grecs seront réunis pour animer les quatre vingt mille places du stade sous le slogan « Ensemble, chanter pour la nature, chanter pour la vie ». Parallèlement, un radio-marathon sera organisé pour récupérer des fonds supplémentaires pour cette même cause. La « contagion du bien » dont nous parlions est bien en train de s’étendre en Europe…

 

Nous avons bien, ici, la preuve de la force de l’engagement des citoyens grecs mais aussi, l’intérêt du rôle de catalyseur qu’ont joué celles et ceux qui, en France, se sont mobilisés pour cette cause.

Agir, relayer, amplifier… et si l’on avait là les mots clés de la fraternité européenne, une fraternité basée sur un engagement capable de donner du sens à sa vie et… du bonheur !

Alors, depuis la France, avec la Grèce, agissons pour le bonheur !

 

Raphaël Anton

     
   
    

 

   

Le sens de l’avenir

 

Partis le 1er juin de Lille, après avoir traversés plusieurs pays d’Europe pour promouvoir l’opération « Un arbre pour la Grèce », Guillaume Bouton, Harsh Doshi, Julien Druelle, Chrisophe Goncalves et Romain Renuy, soutenus par leurs trois logisticiens, Nicolas Boone, David Gugenheim, Anthony Ribero, sont arrivés à Olympie le 30 juin, après un périple de plus de 1800 km.

 

Quel plaisir de retrouver, là, Jean-Marie Leblanc (ancien Directeur du Tour de France), Gontran Lejeune (Président du Centre des Jeunes Dirigeants) et Emmanuel Vasseneix (Président de LSDH, à l’origine de l’idée des 15 millions de boites de lait estampillées « Un arbre pour al Grèce », Virginie Lapierre , représentant l’Université Lille 2 et Pascale Gugenheim, professeur de l’Ecole Supérieure des Affaires.

 

« Les Citoyens de l’Europe » ont ensuite eu droit à une conférence de presse en présence notamment du Secrétaire d'Etat en charge des forêts, du Maire d’Olympie, de Didier Maze, Consul de France en Grèce et de Madame Niki Goualndris.

Après les félicitations du Maire, sensible à cette cause puisque les incendies ont fait des morts aux portes d’Olympie, Madame Goulandris a adressé, à son tour, ses plus vives félicitations aux cinq cyclistes et à tous ceux qui ont pris part à cette opération avant de lire trois messages de soutien, l’un de Monsieur Karolos Papoulias, le Président de la République Grecque, l’autre de Monsieur Stavros Dimas, Commissaire européen à l’Environnement, le troisième de Monsieur Koichiro Matsuura, le Directeur général de l’UNESCO.

 

« Votre initiative est extrêmement importante et je vous félicite de l’avoir organisée. Je vous envoie mes salutations chaleureuses ainsi qu’un grand merci de la part du peuple grec, accompagné du vœu que « Un arbre pour la Grèce » inspire tout le monde pour cette lutte pour la sauvegarde de l’environnement » écrit Monsieur Karolos Papoulias.

 

« Je voudrais saluer votre initiative et vous soutenir dans cet élan. En effet, en agissant ensemble dans un mouvement de solidarité, nous pourrons mieux aider et protéger nos concitoyens et notre environnement. L’Europe sera d’autant plus forte en combinant nos approches et nos capacités » explique Monsieur Stavros Dimas.

 

« J’aimerais partager avec vous l’espoir que cette campagne, qui a commencé en France et en Grèce, gagnera et sera reprise dans d’autres pays afin que l’éducation à l’environnement et au reboisement qui sont les clés d’un développement durable deviennent des pratiques communes et acceptées par toutes les communautés de la planète » précise Monsieur Koichiro Matsuura.

 

Le deux juin, « Les Citoyens de l’Europe » ont été reçus au Petit Palais de la ville de Haïdari, en présence du Maire de la ville, d’un représentant du Vice-Ministre des Affaires étrangères, du Consul de Grèce à Lille, d’adjoints aux Maire et de Conseillers municipaux et de Madame Niki Goulandris.

 

Forts de leurs prestigieux soutiens, « Les Citoyens de l’Europe » ont décidé de s’associer à « L’Elan Nouveau des Citoyens » pour lancer, depuis Olympie, un « Appel à la Fraternité européenne » intitulé : « Un élan de fraternité européenne ! »

On se rend bien compte que, côte à côte, des citoyens de Grèce et de France, forts d’une vision, de leurs valeurs respectives et d’un véritable enthousiasme, peuvent, au nom de la protection de l’environnement,  apporter à l’Europe une dimension essentielle et aller ainsi dans le sens de notre Culture commune et de… l’avenir !

 

 

Philippe Rodet

   
    
   

 

L'Elan est en marche !

 

Sept ans, cela fait maintenant plus de sept ans que notre Élan existe, et, loin de s'être assoupi dans la routine, il continue de se faire remarquer !

 

Ses idées sont plus que jamais d'actualité, et les médias ne se privent pas de les citer : nous avons, depuis nos débuts, été présents sur plus de quatre-vingts d'entre eux, des plus spécialisés aux plus généralistes, de journaux locaux jusqu'à des chaînes de radio et de télévision nationales. On a ainsi pu récemment entendre Philippe Rodet débattre à propos de la réforme de l'État sur BFM radio, ou parler autre part du stress, un grand problème qui est devenu une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Il ne fait nul doute que cela contribue à favoriser une prise de conscience ; déjà, des entreprises et des décideurs se sont montrés attentifs à la réflexion que nous menons, dans le but de l'enrichir, de la soutenir et d'en appliquer les conclusions.

 

Notre positionnement en tant que force de proposition n'a pas peu contribué à la mise en œuvre de certaines d'entre elles par les gouvernements successifs. Si l'on se cantonne au pôle jeunesse, on peut citer le plan "Défense - 2è chance", le livret de civisme, les "internats de la réussite", les "maisons départementales des personnes handicapées" et la récente refonte des programmes de l'école primaire. Mais il y en aurait d'autres à citer dans le domaine de la Justice, l’entreprise ou la mondialisation.

 

L'action de l'Élan, vous le savez bien, c'est aussi l'élaboration de projets très concrets, auxquels chacun peut participer. "Fraternité, j'écris ton nom..." poursuit son essor et montre une vitalité que ses trois ans d'existence n'ont pas entamée. À nos débuts, Jacqueline de Romilly lançait ce mot d'encouragement affiché sur notre tout premier site Internet : "Je souhaite que beaucoup suivent cet exemple, et qu'ainsi puissent s'organiser, avec un sens accru de nos responsabilités civiques, la possibilité d'une espérance partagée". De "toutes petites choses", en apparence, des choses, en tout cas, qui sont accessibles à tous, et qui pourtant refont le monde, sans se donner de grandes ambitions irréalisables, pour ainsi dire, en catimini, petit à petit, voilà ce que nous réalisons.

Après avoir inspiré ce projet, puis "Appel à témoignages", c'est "Un arbre pour la Grèce" que notre Académicienne a imaginé, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce "dernier-né" fait beaucoup parler de lui aujourd'hui. Des organisations aussi prestigieuses que l'UNESCO, des personnalités reconnues et écoutées, les autorités grecques, des entreprises laitières françaises lui ont réservé un formidable accueil, apportant leur soutien, s'en faisant l'écho, facilitant sa concrétisation sur le terrain, lui offrant un très important espace publicitaire représenté par quinze millions de briques de lait ! Des étudiants lillois enthousiastes, au sein de leur association "les Citoyens de l'Europe", rallieront Lille à Olympie à vélo pour faire sa promotion tout au long de leur parcours. Oui, pour la première fois, un de nos projets prend une dimension européenne, voire internationale !

 

Il est temps, vous le ressentez certainement, de faire le point ensemble, de partager l'enthousiasme que ne peuvent manquer de susciter ces premiers fruits, lesquels préludent à un avenir plus prometteur que jamais. C'est l'UNESCO qui nous accueillera dans ses locaux pour une assemblée générale assurément mémorable, jeudi 22 mai. Il ne m'appartient pas de détailler tout ce que son programme vous réserve, mais vous en saurez plus dans très peu de temps !

 

Yann Loupp

 

 

 

 

 

Une autre voie est possible !

 

 

Si l’on analyse trois pays, les Etats-Unis, le Japon et la France, au niveau de l’adéquation entre leur culture et leur fonctionnalité, on remarque que l’on a trois modèles différents.

Les Etats-Unis ont une adéquation entre une fonctionnalité tournée essentiellement vers la productivité et une culture récente en harmonie avec le fonctionnement des grandes entreprises. Cela explique certainement le dynamisme des Etats-Unis.

Le Japon a une culture très ancienne qui n’est pas en adéquation avec son système fonctionnel, importé, lui, vers la fin du XVIIIème siècle. Cela explique le dynamisme du Japon, mais en même temps, le découplage avec ses racines est à l’origine de contraintes majeures.

La France est un système intermédiaire avec une culture aux origines lointaines et une fonctionnalité, moins en rupture avec sa culture que le Japon, mais moins en harmonie que les Etats-Unis.

On comprend bien que l’idéal, pour notre pays, serait de tendre vers une meilleure harmonie entre ses valeurs fondatrices, profondément humanistes, et sa fonctionnalité. On mesure également très bien que si l’on se laissait glisser vers un système de découplage plus important, à l’image du Japon, des contraintes majeures apparaîtraient…

Sous cet éclairage, il est intéressant de regarder comment les contraintes peuvent s’exprimer au niveau de l’état moral de la population.

Si l’on prend comme référence, le taux de mortalité par suicide, celui des Etats-Unis, ou l’harmonie règne,  est moindre que celui de la France, lui-même inférieur à celui du Japon où le découplage est plus important.

Si l'on prend comme référence la confiance en l’avenir de la jeunesse, on se rend compte que les Etats-Unis arrivent loin devant la France qui arrive, elle-même, largement devant le Japon.

Ces deux exemples prouvent bien le danger qui consisterait à aller dans le sens d’un plus grand découplage...

Pour que la France aille de l’avant, il ne lui reste donc qu’une solution : améliorer l’harmonie entre sa fonctionnalité et ses valeurs fondatrices, en faisant en sorte que sa fonctionnalité s’inspire d’avantage de sa culture. Il convient donc de penser un nouveau modèle de société où la prise en considération des valeurs humaines ira de paire avec l’amélioration de notre performance économique.

De plus en plus d’entreprises s’engagent dans cette voie et on comprend à quelle point elles sont visionnaires. Il est donc plus que jamais urgent de les encourager, de les valoriser pour qu’une véritable contagion s’opère.

Il est également plus que jamais urgent que cette contagion se fasse vers les services de l’Etat : il y a, là,  un très bel enjeu de… réforme de l’Etat, digne du temps présent.

Avec d’autres pays d’Europe bénéficiant de la même culture et d’une fonctionnalité très proche, la France peut encore, si elle s‘en donne les moyens, inspirer un nouveau mode de développement, responsable sur le plan économique, social, environnemental, et performant, car apte à appréhender la complexité inhérente au facteur humain, complexité qui est aussi la caractéristique première du monde actuel.

 

 

Philippe Rodet

 

 

  

 

 

Bonne année et bel envol !

 

 

 

Le changement d’année est souvent l’occasion de repenser aux mois  précédents et de faire des vœux pour l’année à venir.

 

Mais c’est avant tout le plaisir de souhaiter, à chacun de nos membres, sympathisants et visiteurs de ce site, une très belle année 2008.

 

En 2007, "L'Elan" a connu plusieurs temps forts :

-          Dès janvier, ce fut le début de la diffusion de nos propositions sur les conditions du bien-être dans l’entreprise , diffusion qui s’est amplifiée par la suite tout au long de l’année ;

-          En mars, « Fraternité, j’écris ton nom…  »  a reçu le prix « Planète Citoyenne », remis par « France-Info », « La Vie » et « La Fédération des Caisses d’Epargne  » ;

-          En mars, toujours, à l’Institut de France, les prix ont été remis aux lauréats du concours « Appel à témoignages  » ;

-          En avril, une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle sur la question du bien-être au travail a été publiée par le premier quotidien français ;

-          En mai, « L’Elan » a participé au jury du prix « Ouest-France  » afin de récompenser un jeune visionnaire de l’Europe, à l’occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome ;

-          En juillet, le nouveau site Internet de « L’Elan  » a été mis en ligne;

-          En septembre, il y a eu le lancement de l’opération « un arbre pour la Grèce  » et la création d’un site Internet consacré à cette initiative ; 

-          En octobre, « L’Elan  » a soutenu deux initiatives, impulsées par des étudiants et destinées à promouvoir « un arbre pour la Grèce » auprès des jeunes vivant en France : « Une Graine d’Avenir  » et auprès de jeunes européens : « Les Citoyens de l’Europe  » ;

-          En novembre, dans le cadre de « Cigale  », des diplômes ont été remis aux jeunes les plus méritants ;

-          En décembre, le nouveau Forum sur de notre site Internet a vu le jour.

 

En 2008, il y aura de nombreux temps forts et les premiers seront certainement, en janvier, le lancement du nouveau site Internet de « un arbre pour la Grèce  » et la diffusion de dix millions de boites de lait conçues pour sensibiliser nos concitoyens à notre action.

Mais au-delà, puisque la période s’y prête, nous allons faire trois vœux :

- Que le Forum de notre site Internet devienne un vrai lieu de débat, où chacun des intervenants soit respectueux des autres et essaye de trouver des lignes de force au delà des clivages partisans ;

- Que les propositions de "L’Elan ", enrichies des réflexions du Forum, apparaissent – en raison de la diversité des origines de leurs auteurs et de la prise en compte du facteur humain - porteuses d’espérance, diffusent dans la société et soient mise en application ;

- Que les actions concrètes continuent à s’étendre. Après une période de lancement et de maturation, nous devrions tendre vers une belle année de croissance.

 

En 2008, grâce au travail de fond réalisé depuis six ans et à la mobilisation d’un nombre croissant d’acteurs, « L’Elan  » devrait prendre son envol. Je souhaite que tous ceux qui peuvent y contribuer le fasse car ce sera merveilleux pour chacun d’eux, pour notre association mais aussi pour le bien commun, le bien de la collectivité dont nous faisons partie.

 

Oui, pour 2008, je souhaite à chacun de vous une bonne année et à "L’Elan ", un bel envol !

 

 

Philippe Rodet

 

 

 

Et si on pensait développement… humain !

  

La situation économique de la France n’apparaît pas simple. Le baril de pétrole atteint les 100 dollars, le taux de change de l’euro face au dollar est à un niveau record rendant nos exportations difficiles, la crise bancaire larvée qui sévit aux Etats-Unis ralentit la croissance et va avoir des répercussions en Europe, le faible coût du Yuan favorise les exportations de ce grand pays…

 

Comme il est facile de le constater, ces difficultés ne sont pas liées directement à la France mais pénalisent notre pays. Sommes-nous impuissants face à une telle situation ? Devons-nous nous résigner ? Devons nous nous contenter d’incantations ? Ou devons-nous trouver les leviers du progrès du 21ème siècle ?

 

Le sol européen, fertile à l’humanisme, en raison notamment de l’influence persistante de la Grèce antique, est propice à l’émergence d’un monde solidaire, responsable au niveau environnemental, social et économique. Mais l’influence de l’Europe n’est pas suffisante pour que ce modèle de développement qualifié de durable s’impose à l’ensemble des puissances de notre monde.

 

Comment pourrions-nous renforcer l’influence européenne pour que ses valeurs, ses principes s’imposent à travers le monde ? Et si nous ajoutions la composante indispensable au développement durable pour le rendre incontournable : le développement humain !

 

On a longtemps cru que la performance chez l’Homme viendrait de l’application d’une des règles de la mécanique, le zéro défaut. On a, dans tous les domaines où l’on souhaitait flirter avec l’excellence, cherché le petit défaut qu’il convenait de corriger. Et, on n’est pas parvenu au résultat escompté. Le seul succès a été, en raison de la logique apparente de cette démarche, de rendre chacun imperméable à un autre discours.

Si on en revient à l’échelle de la France, on a connu l’échec dans les domaines où l’excellence s’imposait. Il suffit pour s’en rendre compte de voir le nombre de médailles récoltées aux Jeux Olympiques depuis quelques décennies ou de regarder les yeux dans les yeux notre économie.

Et si l’on remettait en cause des règles qui ont conduit notre pays à l’échec ? Si on acceptait de repenser la performance, non pas en la dissociant de l’Homme mais, au contraire, en comprenant qu’il n’y aura excellence et performance que si celles-ci sont associées au bien-être de tout un chacun et notamment dans le cadre du travail.

 

L’entreprise qui équilibrera l’exigence de performance par l’intelligence des moyens trouvera une nouvelle ligne de force : la voie de la réussite. Non seulement, elle participera à l’essor économique du pays dans lequel elle est implantée mais en plus, et c’est peut-être ça le plus important, elle permettra la diffusion à l’extérieur des règles du bien-être, un bien-être fait d’ardeur, de reconnaissance et de respect.

 

Il est donc urgent d’associer au développement durable, le développement humain car il y a là la clé indispensable pour imposer une vision responsable.

 

 

Philippe Rodet

 

 

 

Un élan porteur… d’espérance !

 

La participation active des citoyens à la vie de la Cité a été à l’origine d’un essor exceptionnel dans la Grèce antique. Jacqueline de Romilly, dans son récent ouvrage, « L’élan démocratique dans l’Athènes ancienne », l’a merveilleusement démontré. Au fil du temps, ces principes démocratiques ont amendé le sol européen d’un puissant ferment humaniste ; un ferment qui, des siècles plus tard, est en mesure d’aider l’Europe à trouver la voie de la responsabilité économique, sociale et environnementale.

 

Aujourd’hui, alors que la Grèce a souffert cet été de terribles incendies, des citoyens issus d’horizons très différents se mobilisent pour aider au reboisement de ce si beau pays. Des personnalités du monde culturel s’engagent, des dirigeants manifestent le souhait de faire participer leur entreprise, des organisations syndicales acceptent de sensibiliser les salariés de l’entreprise dans laquelle ils oeuvrent, des enseignants encouragent leurs élèves à participer, spontanément, des élèves s’organisent pour agir le plus efficacement possible, des journalistes aident à transmettre l’information. Un réel élan civique est en train d’éclore dans notre pays, mobilisant des citoyens convaincus qu’à travers un arbre, c’est bien plus qu’un îlot de vie que l’on plante, c’est « un pont entre la citoyenneté et la nature » comme le dit Madame Niki Goulandris, directrice du musée d’Histoire naturelle d’Athènes.

 

La jeunesse est capable d’un enthousiasme visionnaire. Et c’est cette jeunesse là qui a décidé d’exporter notre action, « un arbre pour la Grèce », dans d’autres pays d’Europe. Ils ont créé leur association « Les Citoyens de l’Europe » et sont prêts à parcourir différents pays de notre vieux continent pour que des foyers, identiques à celui né en France, parviennent à éclore, ailleurs... Et déjà, des professeurs, des journalistes, des dirigeants d’entreprise… s’impliquent pour augmenter leurs chances de succès. « L’Elan » sera, bien sûr, partie prenante de cette action, à travers notamment son association à vocation internationale « Citoyens pour un  Monde Ethique ». Cette jeunesse qui croit en l’avenir est capable d’amorcer une véritable contagion de la générosité, de la fraternité, une contagion des valeurs humaines pour aider le berceau de celles-ci : la Grèce !

Antoine de Saint–Exupéry écrivait « s’aimer, ce n’est pas se regarder l’un, l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction »… En réussissant leur pari, ces jeunes enverront bien plus qu’un message de fraternité : ils enverront un signe d’amour entre les peuples européens.

 

Il y a des images qui sont magnifiques. Il y a des enjeux tellement exceptionnels que l’on doit aider leurs auteurs à en faire des succès. Du fond du cœur, je tiens à remercier celles et ceux qui prendront part à cet élan du début du XXIème siècle car il est porteur… d’espérance !

 

 

Philippe Rodet

 

 

 

Devenez Ambassadeurs !

 

 

Bientôt, ce sera la rentrée, nous cesserons de nous consacrer, entre canicule et pluies torrentielles, aux plaisirs de l’été avec l’insouciance, les amitiés de passage et les essais parfois timides dans le domaine sportif. Nous redeviendrons responsables et actifs - non seulement dans notre domaine individuel mais avec les autres - dans notre vie de citoyen.

Cette vie de citoyen, nous l’avons vécu avant l’été, au moment des élections et des grands débats de politique. Nous y avons échangé beaucoup d’arguments mais nous en avons gardé aussi, trop souvent, quelques agacements et quelques rancunes. Il est temps que cela cesse, et que, lors de la rentrée, nous redevenions conscients du bien commun et près à en développer le sentiment chez nous et chez les autres. Il est temps que nous nous efforcions, toutes querelles dépassées, à nous connaître et à nous entraider. Le moment est venu de faire effort en ce sens.

 

Alors, il se trouve que L’Elan Nouveau des Citoyens se propose très exactement ce but et que cette association a déjà développée de nombreuses activités sen ce sens : entraides particulières dans tel ou tel domaine, échanges de correspondances, concours, ou encore élaboration de projets communs dans des groupes de volontaires particuliers… L’association a fait beaucoup au service de cet idéal mais il est clair aussi que pour étendre son action, et pour réaliser certains projets, elle a besoin aussi d’augmenter le nombre de ses adhérents. C’est pour quoi je vous proposerai une jolie petite compétition, dans cet élan de la rentrée. Elle consiste à essayer de vous faire les agents recruteurs pour cette association, de convaincre tous ceux que vous connaissez, à chaque instant, à toute occasion, et d’en faire des adhérents à notre association. Prenez donc votre élan pour servir L’Elan Nouveau des Citoyens ! Et voyez le beau concours qui commence ! Une nouvelle recrue, amenée par vous, vous donne un point ; une nouvelle recrue qui précise qu’elle pourra donner quelques heures pour des activités soit individuelles, soit en groupe, vous vaudra deux points. Et, à Noël, on fait le bilan : alors, les gagnants, ceux qui auront le mieux travaillé pour notre association recevront officiellement le titre d’Ambassadeurs de L’Elan ! C’est un beau titre et je sais que notre président est d’accord pour que je vous le propose ici. Mais c’est aussi que ce beau titre couronnera une belle activité. Le résultat est important : nombre de projets, que nous envisageons, pourront alors prendre réalité et ce sera là un grand bienfait non pas tant pour l’association elle-même que pour le bien commun, le bien de la collectivité dont nous faisons partie. Et je sais que bien des personnes sentent confusément le besoin d’une telle action sans savoir exactement où s’adresser pour en avoir le moyen. Ce sera à vous de le leur dire. Vous avez trois mois pour participer à cette compétition si belle et si généreuse : trois mois pour devenir Ambassadeurs, il faut avouer que ce n’est pas mal !

 

Jacqueline de Romilly,

de l'Académie française

Vice-Présidente de "L'Elan"

 

 

 

D’une vision humaniste à une mise en orbite

 

 

 

Lorsque en 1999, le docteur Philippe Rodet m’a fait part de sa volonté de créer une association destinée à encourager la participation des citoyens, j’ai tout de suite adhéré à cette remarquable initiative et j’ai souhaité m’y associer. Car ce projet, qui consiste à rassembler des personnes issues d’horizons divers pour les faire œuvrer à l’élaboration de propositions et au développement d’actions susceptible d’apporter des éléments de réponse aux grands enjeux de nos sociétés modernes, est fondé sur une vision profondément humaniste de la société.

 

Je suis en effet convaincu qu’à tout niveau, les plus grandes réussites reposent sur la mobilisation de l’être humain. Le facteur humain doit en effet être central, être le moteur et la finalité de tout projet.

 

A l’échelle individuelle, l’être humain est capable de réaliser des merveilles.

Nous avons tous à l’esprit les découvertes majeures de Louis Pasteur, Pierre et Marie Curie, Jean Bernard… D’une manière plus générale, nous connaissons tous les effets du courage et du dévouement exceptionnels.

 

Cette même intelligence, ce courage et ce dévouement peuvent produire une énergie exceptionnelle lorsqu’ils s’expriment de manière synergique à l’échelle collective.

La Grèce antique, chère à Madame de Romilly, a mis en lumière le véritable élan résultant de la participation des citoyens à la vie de la Cité.

Lorsque J.F Kennedy déclarait « nous enverrons des hommes sur la lune », les Etats-Unis n’avaient pas les technologies nécessaires et cependant, onze ans plus tard, c’était … Apollo !

Le monde sportif permet de vérifier régulièrement l’importance de l’alliance de l’intelligence collective aux capacités individuelles.

Faire travailler ensemble des personnes différentes, prêtes à donner le meilleur d’elles-mêmes et à se mettre en marche pour la réussite d’un objectif commun – le bien commun - constitue un objectif prometteur.

 

Mais, mon engagement, tient aussi  au fait  que j’ai perçu à quel point ce projet était porté par une très vive envie de réussite. A la confiance en l'être humain s’ajoutait la confiance en quelqu’un qui à travers ses divers engagements œuvrait depuis des années déjà au service de l’intérêt général.

 

Le chemin parcouru par « L’Elan » témoigne  de son intérêt. Aujourd'hui, un vaste mouvement est en marche. Il s’illustre par des propositions en adéquation avec les particularités du temps présents, des propositions qui intègrent la dimension humaine sous tous ses aspects permettant ainsi la prise en compte  de la complexité du vivant. Aujourd'hui, ces propositions interpellent aussi bien en France qu’à l’extérieur de nos frontières ce qui démontre si nécessaire de leur pertinence.

« L’Elan » développe également  des actions concrètes qui mettent en relief la force de ses valeurs et de ses principes, véritables ferments d’une société rassemblée, fraternelle et capable d’aider chacun de trouver la voie de son bonheur.

 

« L’Elan » est à un moment merveilleux car il connaît actuellement une accélération forte. Cette accélération peut être d’autant plus puissante qu’elle prend appui sur le travail considérable réalisé jusqu’à maintenant par chacun de ses membres et sympathisants. Cette accélération peut aller jusqu’à la mise en orbite de « L’Elan » si chacun continue à agir et à … convaincre ! Sur ce point, je sais pouvoir compter sur vous et vous en remercie.

 

 

Jean-Loup Chrétien

Président d’Honneur de « L’Elan »

 

 

 

 

 

 

De la fraternité au lien social

 


Après des décennies de progrès matériel, il apparaît de plus en plus que le bien-être d'une Société ne peut se réduire à des données statistiques ou économiques. Nul ne peut nier la nécessité de satisfaire les besoins vitaux et le confort de chacun, mais concomitamment à cette évolution très positive, la situation morale des personnes s'est nettement dégradée et le sentiment d'exclusion est devenu le lot d'une part croissante de la population.
Autant il reste relativement facile de donner une direction au développement matériel -ce ne sont somme toutes que des difficultés techniques qu'il faut résoudre-, autant il est délicat d'agir sur ce que chaque individu a de plus profondément intime. Le bonheur et l'épanouissement personnel ne se décrètent pas ! Pourtant, et on ne peut que s'en réjouir, l'action politique en faveur du "mieux vivre ensemble" est actuellement à l'ordre du jour.
Alors que faire, et qui peut le faire ? Ne nous abandonnons pas au fatalisme, "les temps ont changé", "les gens ne sont plus ce qu'ils étaient", etc. Cessons de croire que la nature humaine pousse à l'individualisme, au repliement communautaire, que les seules relations possibles entre les personnes seraient mues par l'intérêt et le gain immédiat, que nos rapports doivent être de domination, faits de crainte ou d'envie. Il nous faut recréer une vraie solidarité, il nous faut tisser du lien social, et cela est l'affaire de tous, et c'est aussi par notre action à notre toute petite échelle personnelle que cela est possible.
Agir, donc, chacun selon ses possibilités, par petites touches. Les idées les plus simples, celles qui paraissent presque dérisoires, peuvent avoir un grand effet ! Voyez l'opération "Fraternité, j'écris ton nom..." : quoi de plus insignifiant en apparence que ces échanges de courriers entre des jeunes en perte de repères, des adultes socialement bien insérés et des jeunes vivant dans des pays pauvres ? Les uns apprennent à connaître les autres, ils s'aperçoivent qu'ils ont quelque chose à partager, par delà leurs différences et la distance géographique, ils découvrent qu'ils existent au-delà de leur petit monde où ils se sentent parfois si tristement enfermés. Comme le dit si bien Jacqueline de Romilly : "s'il s'agit d'une lettre, il est évident que l'autre compte, c'est une correspondance, c'est un pont jeté" !
Rien de cela n'est coûteux, mais le soutien des personnalités, des associations, des médias, des fondations et des instances officielles compte beaucoup
dans le succès qu'a déjà obtenu un tel projet, et dans son développement futur. Ce qui a déjà été fait, le résultat remarquable de cette opération lancée par "l'Élan", elle le doit grandement aux parrains qui l'ont soutenue et qui l'ont fait connaître. C'est à ce niveau que le pouvoir politique peut agir, en donnant l'impulsion décisive qui permettra d'amplifier et de démultiplier ce type de démarche, issue des citoyens, et dont l'action proprement dite est effectuée par des citoyens.

 

Yann Loupp

Secrétaire Général Adjoint de "L'Elan"

 

L'accueil
Pour nos membres
Pour adhérer
Les liens