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Photo d'élèves Béninois qui bénéficieront d'une nouvelle école grâce à l'association "Pom'Mangue" |
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Une source de Bien-Etre : la solidarité |
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Œuvrer dans le cadre de la solidarité est très souvent vecteur de bien-être et d’un bien-être réciproque ; bien entendu, pour celui qui reçoit, c’est une source de réconfort (à condition toutefois que l’action menée soit bien ciblée et réponde aux besoins de la personne) mais c’est également une source non négligeable de satisfaction pour celui qui en est l’acteur. Ce n’est pas le simple contentement de pouvoir dire « ça y est, j’ai fait ma BA », non, c’est quelque chose de bien plus profond. C’est le sentiment d’avoir rendu service à l’Autre, et ainsi de légitimer notre existence par le bonheur d’autrui. Ce geste de solidarité passe souvent par l’implication au sein d’une association : outre la participation par le don d’argent, (que je ne remets pas en question car il est indispensable aux associations), c’est surtout la participation active dans un projet d’ordre solidaire qui peut être facteur de bien-être. En effet, toutes les personnes que je peux voir autour de moi, engagées dans des associations oeuvrant pour aider les autres en retirent elles-mêmes un réel épanouissement. Donner un peu de son temps, donner un peu de soi physiquement, être acteur d’un projet humanitaire par exemple, suscite en retour une satisfaction qui elle-même devient moteur de motivation : un peu comme un stimulant dont on ne peut se passer. Se rendre utile pour les autres est source d’optimisme pour l’individu. Ce facteur de motivation peut aussi être un moyen efficace de cohésion sociale dans une entreprise ; quelle que soit la cause, si elle relève d’un acte solidaire, les salariés se fédèrent autour du projet qui apporte alors une touche d’humanisme à leur travail. Pour les employés, donner du sens à leur tâche est source de bien-être. Le bien-être est aussi issu de nos actes de fraternité : tous ces petits gestes quotidiens si simples et qui font du bien aux autres et à soi-même ; c’est le sourire qui accompagne un « Bonjour », le regard pour celui que l’on croise dans la rue au lieu d’avoir le nez rivé sur nos souliers, c’est aussi un « Bonne Journée » lancé en sortant d’un magasin, d’un restaurant etc…Ce sont des tout petits rien qui font que l’on se sent soi-même comme plus léger, plus joyeux de les avoir accomplis car on ressent inconsciemment la portée qu’ils ont eue chez l’Autre et le bien qu’ils lui apportent. Mère Thérésa disait : «les mots qui expriment la gentillesse sont simples et faciles à prononcer, mais leur écho est sans fin». Dans notre société à grande vitesse qui nous pousse à l’égoïsme et à l’individualisme, aller vers l’autre et l’aider est une source de bonheur qu’il ne faut pas négliger.
Corinne Bastier, Présidente de l'association "Pom'Mangue"
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Des petites nouvelles de « petites gens » |
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Alors que la crise obscurcit le ciel de nombreuses personnes, alors que le moral des ménages s’effondre, alors que l’on est submergé par les mauvaises nouvelles, en ce début d’année 2009, L’Elan lance « Le blog des bonnes nouvelles ».
L’objectif est triple. D’une part, il aspire à montrer que même dans les périodes difficiles, on peut trouver des moments agréables, des instants de bonheur volés à la morosité ambiante. D’autre part, il s’agit de donner envie à tout un chacun de voir la vie autrement, de chercher ces petits éléments qui peuvent aider une journée quelconque à se transformer en une journée ponctuée de sourires. Enfin, il souhaite mettre en valeur ce qui est fait de bien pour essayer, là encore, de créer une contagion de la générosité.
Dès le départ, quelques amis se mobilisent pour amorcer le mouvement et très vite, nous pouvons lire de très belles histoires.
Récemment, nous avons reçu un texte qui attire notre attention sur les efforts faits par une commune en termes d’accessibilité. Voilà ce que nous écrit son auteur, Antoine Voirin : « On a tous entendu parler de l’accessibilité, et il faut bien reconnaître que des efforts ont été faits ces dernières années pour faciliter la vie des personnes handicapées, des personnes âgées, des mamans avec leur poussette. La commune d’Eloyes n’est pas en reste, et, sous l’impulsion de l’Adjoint chargé des travaux, les "petits" ne sont pas oubliés (les "petits", vous savez, ce sont les petites gens, les malades, les enfants, tous ceux qui sont loin des "grands" ».
Ces femmes et ces hommes qui, sur le terrain, avec plus d’ardeur que de moyens, se démènent pour que leur Commune soit la plus agréable possible, voilà bien une autre source de bonnes nouvelles.
Aider à voir ce qui est fait de bien, voilà comment trouver l’énergie nécessaire à la transformation de ses soucis en défis, voilà comment retrouver la voie de l’optimisme, non pas un optimisme béat mais un optimisme source d’effort et de dépassement de soi, un optimisme qui porte en lui les germes du bonheur.
J’en profite ici pour inviter tous ceux qui se sentent l’âme d’un porteur de bonnes nouvelles à nous faire part de leurs textes, à en parler à leurs amis pour les convaincre d’en faire autant afin que se créé ainsi une véritable chaine de l’espoir.
Du bonheur et de l’espoir ! Voilà notre devoir vis-à-vis des jeunes générations.
A vos plumes !
Philippe RODET
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Engagez-vous. Agissez. |
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L’actualité des derniers mois n’incite pas à l’optimisme. C’est le moins que l’on puisse dire. Ainsi, nous vivons une crise économique, financière et productive. Le chômage, déjà élevé avant s’accroît avec le cortège de déclassement et de malheur habituel. Les suicides à France Telecom ne sont que la part visible d’un phénomène de mal-être répandu dans de (trop) nombreuses entreprises. Sur le plan international, les récents événements au Pakistan nous rappelle – si besoin était – la violence quotidienne de ces pays où nous désespérons de voir émerger une dynamique démocratique viable. Sans parler des tensions autour de l’Iran. Et comme si cela ne suffisait pas, la nature s’en mêle. Les documentaires, les films sur les changements climatiques se multiplient et rencontrent un large écho au sein des populations françaises, européennes et mondiales.
Nous avons donc toutes les bonnes raisons d’être pessimistes.
Avons-nous VRAIMENT toutes les raisons d’être pessimiste ?
Le philosophe Jean-Pierre Dupuy dans son livre « Pour un catastrophisme éclairé » nous explique comment prévoir le pire peut justement permettre de l’éviter. A condition de réagir. Pour ma part, j’emprunte à un autre philosophe, Günther Anders, ce qui guide mon engagement :
Mon principe est : s’il existe la moindre chance de pouvoir contribuer à quelque chose en intervenant, alors il faut le faire.
Volontarisme donc. Allons plus loin : un optimisme est possible !
De fait, je peux reprendre point par point les événements sombres que j’ai évoqués. Les Etats agissent pour prendre la crise à bras le corps et pour changer leur regard sur l’économie. Les récents travaux de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi sont là pour les y aider. Les entreprises semblent se préoccuper du stress de leurs employés. Selon le démographe E. Todd, la transition démographique en phase finale dans des pays comme l’Iran serait annonciatrice d’une baisse des tensions et de la violence, permettant ainsi à terme l’émergence de la démocratie. Car la démocratie peut émerger ailleurs qu’en Occident : c’est l’enseignement précieux d’Amartya Sen, prix Nobel d’économie et membre de la commission Stiglitz. Non seulement, nous dit Sen, la démocratie est universelle, mais encore la richesse n’est même pas nécessaire à son existence. Quant au climat, l’horizon est plus incertain ; mais quand on sait qu’il y a à l’heure actuelle plus de chercheurs qu’il n’y en eu jamais dans toute l’histoire de l’humanité, on a de bonnes raisons d’espérer.
Espérer. Espérer ne suffit pas ! Souvenez-vous Jean-Pierre Dupuy : il faut agir.
Or qu’est-ce que l’ELAN ?
L’ELAN, c’est une VOLONTE, des IDEES, des ACTIONS.
La VOLONTE, sans laquelle on ne fait rien, sans laquelle on subit.
Des IDEES, car face à l’adversité, il faut faire preuve d’ingéniosité, d’intelligence d’esprit et de cœur.
Des ACTIONS car les bonnes idées doivent être mises en œuvre pour atteindre leur objectif.
Confucius disait : « Lorsque c’est le bien qui prévaut dans l’Etat, parle hardiment et agis hardiment. Lorsque c’est l’Etat qui s’égare, agis hardiment et parle avec réserve ». De nos jours, ce n’est pas l’Etat qui s’égare, c’est le monde. Notre commandement est simple : AGIR HARDIMENT.
Justement, l’ELAN insuffle sa volonté et décline ses idées en actions. Les récents incendies de Grèce donnent encore plus de sens à « Un arbre pour la Grèce », action initiée par notre marraine Jacqueline de Romilly. Sur le thème du stress dans les entreprises, notre président se multiplie, animant notamment le site « stress-info.info ». La fraternité, l’un des trois piliers de notre république, constitue un axe majeur de l’ELAN : « Cigale » permet à des personnes âgées de recevoir la visite de leurs cadets les plus jeunes ; « Fraternité, j’écris ton nom… » met en relation des jeunes de notre pays, d’une part avec un jeune d’un pays étranger, et d’autre part avec un adulte bien intégré dans la société ; « Fraternité et mémoire » vise à transmettre la mémoire de nos anciens aux nouvelles générations. Je ne saurai être exhaustif, mais je voudrai encore signaler le blog des bonnes nouvelles « des-bonnes-nouvelles.org » dont l’ambition est de lutter contre la sinistrose en nous montrant que ce monde peut être – osons le mot ! – beau.
Que dire pour conclure ?
Engagez-vous ! Rengagez-vous ! Le fait de donner à autrui provoque un sentiment d’agrément et de satisfaction. C’est ce que Jon Elster, professeur au Collège de France, appelait dans un de ses récents cours l’ « effet Valmont », du nom du héros des Liaisons dangereuses de Laclos.
Par conséquent, je veux vous dire ceci :
SOYEZ EGOÏSTES : AIDEZ LES AUTRES !
Maxime JOUAN
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Quel optimisme ? |
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En cette période de rentrée, on aurait pu évoquer la fin de l’été, le fait que les vacances des enfants rythment la vie du pays tout entier, bien au-delà de leurs parents et de leurs professeurs, etc. Cette rentrée, on nous la présente sous le signe d’une double menace, « la crise » bien entendu, dont on ne sait si elle touche à sa fin ou non, la grippe, qui affole mais se montre plus désagréable que dangereuse semble-t-il. Rien de bien gai, en somme, même si, par habitude ou par lassitude, nous supportons tout…
Un petit événement récent pourrait nous redonner de l’entrain, si toutefois l’on ne se résigne pas : je veux parler du récent rapport de la commission Stiglitz. Sous la direction de cet économiste renommé, acteur et critique du système financier mondial, des « experts » ont émis des conclusions tombant sous le sens. Que préconise-t-on ? Tout simplement, de ne pas vénérer certains chiffres comme des oracles, de ne pas prendre en compte le seul progrès sous l’angle de l’accroissement du revenu global, mais d’aller voir comment le bien-être évolue, et d’apprendre à en évaluer les « réserves » disponibles pour les générations futures, afin de ne point les compromettre. En bref, beaucoup de ce que les réflexions de l’Élan sur la mondialisation ont préconisé !
Ce rapport n’est peut-être qu’un frémissement, une somme d’idées et de préconisations qui feront hausser les épaules aux principaux acteurs économiques d’aujourd’hui. Mais il est aussi le signe de l’émergence de cette « conscience planétaire » que nous appelons de tous nos vœux, parce que c’est un gouvernement, le nôtre, qui l’a demandé, et en pleine connaissance de cause quant aux conclusions probables : monsieur Stiglitz est loin d’être un trublion inconnu en-dehors d’un cercle étroit !
Que pouvons-nous espérer si quelque chose découle de cette prise de conscience ? D’abord, que l’intérêt commun passe avant l’intérêt du système en place. Que certaines instances, dont le regard est aujourd’hui rivé sur le respect d’une concurrence idéalisée, élargissent leur point de vue. Que l’économie, que la finance, soient d’abord des outils au service de l’Homme : ils sont nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants. Un progrès, imparfait sans doute, mais dans le sens de cette humanisation dont notre monde a, plus que jamais, besoin.
Alors, oui, restons optimistes, ne nous laissons pas envahir par la morosité ambiante, et soutenons ce progrès : l’Élan, c’est ça !
Yann LOUPP
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L'émerveillement |
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De mes toutes dernières lectures, je retiens un article qui expose le sujet de l’émerveillement tel que l’aborde le philosophe Bertrand VERGELY. Pour ce dernier, certes l’émerveillement est un art de vivre, mais il considère que c’est avant tout une condition vitale. Il considère qu’une société qui n’y a plus accès est menacée de mort.
Pour lui l’émerveillement ne tombe pas du ciel, il nécessite quatre vertus : le désir, le courage, la persévérance et la gratitude. Sa référence au Christ le conduit à souligner que tout miracle commence par cette question : « veux-tu guérir ? » Autrement dit, « la vie t’intéresse-t-elle ? En veux-tu ou non ? » En fait tout miracle commence par un désir, une envie d’aller vers la vie. Il y a ensuite plusieurs façons de valider la solidité de ce désir.
Pour Bertrand VERGELY la première est de ne pas se laisser abattre par les difficultés, de résister dans l’adversité. Cela exige du courage. La seconde est de ne pas se laisser abattre par les succès, celui qui réussit ne doit pas s’arrêter, mais continuer à aller de l’avant. La persévérance est l’essence même de la création. Enfin quand notre désir est comblé, il nous faut remercier. Ne pas remercier n’est pas seulement mal élevé, mais c’est une forme de violence. Un monde sans gratitude est un monde sans pitié. Dire merci, c’est aussi une façon de clore les choses pour que d’autres puissent advenir. Bertrand VERGELY veut nous convaincre que l’association de ces quatre vertus permet la réalisation de vrais miracles.
N’y a-t-il pas là une réelle approche à méditer au sein de nos entreprises alors même que beaucoup d’entre nous vivent dans la tourmente des moments difficiles occasionnés par la crise ? Beaucoup s’interrogent sur la manière de gérer les hommes dans la tourmente. Comment donner un nouveau cap et maintenir la confiance ? Comment répondre au désengagement et à l’inquiétude des cadres ? Mais ne leur serait-il pas aussi profitable de remettre au gout du jour la pratique de l’émerveillement avec leurs collaborateurs au sein du collectif et savoir prendre le temps pour apprécier des valeurs simples ? Il convient avant tout de donner le sens et savoir écouter autrui, alors vous ne vous lasserez jamais de voir combien autrui peut vous aider à trouver de bonnes solutions…
S’émerveiller, c’est revenir sur terre habiter le monde tel qu’il est et le trouver ouvert et bon !
Jean-Pierre FRAU
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Le rayonnement de la France ! |
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La culture américaine peut être caractérisée par un sens de l’initiative individuelle, une grande capacité de remise en cause, une propension à la rapidité d’action, une communication assez directe, une reconnaissance de l’action, une considération du court terme…
La culture japonaise est pratiquement à l’opposée puisqu’elle privilégie un sens de l’initiative collective, une capacité de remise en cause très modérée, une reconnaissance privilégiée de la rigueur, une communication plutôt indirecte, un équilibre entre action et relations qui penche en faveur des relations, une considération du long terme…
La culture française se situe à peu près à mi distance entre la culture américaine et la culture japonaise.
La crise financière puis économique et sociale que nous traversons a montré les limites d’une vision à court terme sur le plan économique. Les coups portés à l’environnement témoignent eux aussi des graves conséquences d’une vision à court terme. Le Président Barack Obama, convaincu du rôle joué par son pays dans la genèse de la crise que traversent actuellement les pays de la planète et fort d’une conscience écologique, va peut-être promouvoir une vision un peu moins orientée vers le court terme et finalement plus proche de la culture française.
Son intérêt pour la participation des citoyens irait dans le même sens puisqu’il correspondrait à un meilleure équilibre entre action et relations, là encore, à l’image de ce que sous tend la culture française. Souvenons-nous des propos de Macon Philips publiés sur le blog de la Maison Blanche : « Le Président Obama a commencé sa carrière comme travailleur social dans les quartiers sud de Chicaco, où il a pu constater directement ce que peuvent réaliser les gens quand ils s'unissent autour d'une cause commune. La participation des citoyens sera une priorité pour l’Administration… ». Ce nouvel équilibre entre action et relations a d’ailleurs été mis en évidence par sa campagne électorale, rompant avec les stratégies habituelles dans ce pays.
Ces changements qui s’opèrent aux Etats-Unis devraient aider la France à croire de nouveau en elle et à retrouver son ardeur. Elle doit pour cela afficher avec force et vigueur ses valeurs (Liberté, Egalité, Fraternité) et ses principes fondateurs, profondément humanistes, inspirés de ses origines gréco-latines.
Ses valeurs et ses principes doivent se décliner à tous niveaux et offrir une vision d’une « nouvelle société » ; une « nouvelle société » soluble dans les idéaux européens et ouverte sur le monde ; une « nouvelle société » où chacun, en citoyen libre et responsable, s’intéresse à ce qu’il peut faire pour que la paix, la prospérité et le bonheur progressent à travers le monde. Et s’il y avait là les bases d’une « République moderne », si chère à Pierre Mendès France… Après tout, comme il l’écrivait à merveille : «L'amour de la démocratie est d'abord un état d'esprit», un état d’esprit d’autant plus porteur d’un beau projet qu’il bénéficie d’un concours de circonstances favorables.
Philippe RODET
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Fraternité et… mémoire ! |
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L’association « Fraternité, J’écris ton nom », est née en 2005 sous l’impulsion de « L’Elan » et avec le soutien de Jacqueline de Romilly qui avait alors rédigé un très beau texte intitulé « je vous écris ce soir ».
« Fraternité, J’écris ton nom », vise à faire correspondre des jeunes « en difficulté » avec, d’une part, des adultes bien insérés dans la société et, d’autre part, avec des adolescents de pays du Sud.
Dans les prochaines semaines, « Fraternité, j’écris ton nom… » va lancer une nouvelle action basée sur la transmission de la mémoire auprès du jeune public, projet dénommé « Fraternité et Mémoire ». Après la fraternité dans l’espace, nous allons cultiver la fraternité dans le temps.
« Fraternité et Mémoire » considère que la transmission de la mémoire aux jeunes générations revêt une importance essentielle notamment en termes de cohésion sociale. Les jeunes appréhendent de plus en plus difficilement l’utilité de connaître et de perpétuer la mémoire collective, d’autant que sa transmission apparaît, par la force des choses, de plus en plus abstraite et protocolaire.
Le projet « Fraternité et Mémoire » se propose d’inciter des élèves de 4ème et 5ème à mener une réflexion sur ce qui nous rassemble en tant que communauté nationale. En effet, le culte de la mémoire pour la mémoire est stérile s’il n’éclaire pas le présent. Tout en conservant une approche objective des faits, il s’agit de mettre en lumière celles et ceux qui ont toujours privilégié l’intérêt général sur les égoïsmes, les corporatismes, la lâcheté, le conformisme en veillant à éviter des jugements de valeur hâtifs par une immersion dans le contexte de l’époque souvent loin de nos grilles d’interprétation actuelles. Il s’agit donc d’une mémoire proactive, d’un aiguillon qui, à partir des lumières du passé, éclaire notre avenir car « un grand peuple ne vit pas de son passé comme un rentier de ses rentes » (Bernanos). Défendre à la fois l’unité nationale et les libertés individuelles, c’est faire partager une mémoire dont on est fier car on ne construit rien sans amour-propre. Les Athéniens du Ve siècle avant J-C, fondateurs de la démocratie, l’avaient déjà fort bien compris en faisant des termes citoyens et patriotes des synonymes…
Ainsi, dans cette perspective, notre projet se construit autour de l’idée d’un cheminement personnel, dont le point de départ sera la visite d’un lieu de mémoire à Paris. Nous voulons faire entrer dans l’environnement des élèves, de manière concrète, la notion de mémoire. Le parcours proposé aux élèves se construira en trois phases : l’exploration du lieu de mémoire en compagnie de l’enseignant et d’un expert, l’analyse en classe des faits historiques, et enfin la réalisation par les élèves d’une initiative concrète, qu’il s’agisse de documents accessibles depuis un site internet, d’échanges épistolaires ou de productions artistiques.
« Fraternité et Mémoire », né grâce à l’engagement de Malika Benlarbi, Sous-Préfet, a d’ores et déjà reçu le soutien de la Préfecture de Paris, de la Mairie de Paris, de l’Office National des Anciens Combattants, de l’Inspection d’Académie, de la Cité de l’Histoire et de l’Immigration, du Mémorial de la Shoa.
Patrice HUIBAN
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L’engagement, source de performance et de santé ! |
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Depuis sa création, L’Elan croit en l’ardeur inhérente à la participation des citoyens. Il est en effet admis depuis longtemps que l’engagement dans une cause qui nous dépasse permet à chacun de trouver le plaisir d’exprimer le meilleur de lui-même et d’être ainsi à l’origine d’une réussite collective.
Au niveau de la Cité, cela s’est vérifié notamment dans l’Athènes ancienne, les propos de Jacqueline de Romilly sur ce point sont clairs : « Hérodote au livre V – 78 dit tout naturellement que les Athéniens lorsqu’ils travaillaient pour un maître ne se donnaient aucune peine et qu’aussitôt libérés, travaillant pour eux-mêmes, ils firent un grand effort et connurent de grands succès. Ceci se traduisit d’ailleurs dans les faits puisque d’abord la liberté et l’enthousiasme des combattants rendaient compte de succès des Grecs contre un envahisseur bien plus nombreux et que bientôt la démocratie à Athènes coïncida avec un effort extraordinaire dans tous les domaines et en particulier dans le domaine culturel où apparaissent alors tous les chefs d’œuvre ».
Au XXème siècle, les propos de John Fitzgerald Kennedy, dans son discours d’investiture du 20 janvier 1961, incitent eux aussi à l’engagement des citoyens américains : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays ».
Aujourd’hui, les propos de Macon Philips publiés sur le blog de la Maison Blanche sont encore très évocateurs : " Le Président Obama a commencé sa carrière comme travailleur social dans les quartiers sud de Chicaco, où il a pu constater directement ce que peuvent réaliser les gens quand ils s'unissent autour d'une cause commune. La participation des citoyens sera une priorité pour l’Administration…».
Si la voie de l’engagement est autant recherchée, c’est qu’elle porte en elle l’excellence. Et on va très vite s’apercevoir qu’il en est ainsi dans tous les domaines où les Hommes se livrent à une activité commune dans un but commun.
Au niveau de l’enseignement, n’est-ce pas le sens de l’engagement des enseignants qui a permis à de nombreux pays de progresser ? On se souvient tous de professeurs qui savaient solliciter l’attention et encourager la participation, faisant ainsi naître, chez chacun de leurs élèves, ce désir d’apprendre et de se distinguer qui est si précieux.
Sur le plan sportif, on a tous en mémoire de grandes équipes qui ne connaissent pas les succès espérés. On se souvient, en revanche, d’équipes sortir parfois victorieuses de compétitions les opposant à des adversaires d’un rang théoriquement bien supérieur, en raison d’un niveau d’engagement exceptionnel.
On pourrait parler de nombreuses activités où le sens de l’engagement est tellement développé que l’on va parfois jusqu’à parler de… vocation !
La voie de l’engagement est aussi celle de la performance dans le domaine économique, à commencer par le cœur vital de l’économie : l’entreprise.
Dans l’entreprise, la participation des Hommes à sa réussite a été exprimée par de nombreux dirigeants. Henri Ford est très clair sur ce point : « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes ».
Dans les réflexions de L’Elan sur l’entreprise, la culture de la motivation a été mise en avant car nous voyions en elle le levier de l’engagement et donc de la performance de l’entreprise, une performance qui ne se fasse pas au détriment des salariés mais qui soit, au contraire, associée au respect des salariés. La motivation ne peut en effet provenir que d’un management et d’une organisation du travail respectueux de l’être humain. Depuis peu, nous insistons sur un autre aspect inhérent à l’engagement des salariés, c’est que celui-ci s’avère être source de santé. La motivation débouche sur une sensation de plaisir, le plaisir que l’on éprouve quand on prend conscience que l’on est un des acteurs d’une belle réussite collective. Or, une récente étude vient de montrer que le plaisir protège notamment des effets toxiques du stress.
C’est bien parce que le plaisir protège que l’Université de Liège en Belgique, conseille à ses étudiants de recourir à des petits plaisirs. « Ces menus plaisirs sont à déguster sans modération ; ils … contribuent à nous assurer un bien-être indispensable ».
C’est bien le même principe qui fait dire à Ethel Roskies, docteur en psychologie à l’Université de Montréal : « Un plaisir par jour chasse le stress » !
Si l’engagement est à ce point source de performance, on pourrait penser que cela vient de sa capacité à allier zèle, cohésion et santé. Jacqueline de Romilly, lors de la conclusion d’une de nos assemblées générales y voyait deux autres bonnes raisons : « l’engagement, c’est la liberté et… le bonheur ! »
Philippe Rodet
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Tous acteurs de la reprise ! |
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La crise financière, d’origine américaine, qui se propage à travers le monde est en train de se transformer en une véritable crise économique qui touche de nombreux pays, à l’image de ce qui se passe en France. On peut légitimement craindre que, demain, elle s’accompagne d’une crise sociale.
Soyons clair, cette crise sera probablement longue et durable ; elle affectera nos habitudes et notre niveau de vie pendant une grande période. Par contre, nous citoyens avons peut-être là une occasion rare : agir sur la composante « morale » de la crise pour accélérer la sortie de crise et surtout, faire en sorte que la sortie se fasse par le haut.
L’Elan, dès l’automne, en citant Margaret Chan, la Directrice Générale de l’OMS a alerté sur les conséquences psychiques de la crise. Il a renforcé cette alerte par un blog « au secours les gens vont mal » et par un groupe du même nom sur Facebook. Il ne s’agissait pas d’alarmer à tord mais d’alerter à temps !
Par la suite, L’Elan a promu son « Appel au Civisme et à la Fraternité » car, ses auteurs y voient là, un encouragement à l’engagement. Or, on sait depuis Hans Seylie que le meilleur traitement du stress est « l’altruisme égoïste » propre à l’engagement. Quand on fait le bien, on se fait du bien.
Enfin, pour parfaire son panel d’action, L’Elan a créé « le blog des bonnes nouvelles », véritable outil de rééducation au bonheur. Tous les jours, on passe à côté de moments merveilleux pour ne voir que des zones d’inquiétude, de tristesse et de misère. Il ne s’agit pas de dire que tout sera facile pour tout le monde, il s’agit d’insister sur le fait que pour beaucoup d’entre nous, même en temps de crise, on peut avoir des moments agréables. Et si on cultive ces petits moments de plaisir, on protège l’envie d’agir.
Si le moral de nos concitoyens est meilleur, ceux qui ont la possibilité de consommer auront plus envie de le faire et la croissance sera plus vite de retour. En effet, la France n’a pas besoin que d’un plan de relance économique, elle a aussi besoin d’un véritable plan de relance de la confiance.
Mais, en allant encore plus loin, et toujours en s’inspirant des réflexions de L’Elan , si on améliore le management et l’organisation du travail au sein de nos entreprises, on cultive la motivation. Or, la motivation, cela a été démontré à plusieurs reprises, génère de la performance et du bien-être.
Si les valeurs de L’Elan diffusaient autant dans la cité que dans l’entreprise, on n’éviterait pas la crise, ce serait absurde de le dire. Simplement, on pourrait espérer en sortir plus vite et mieux.
Il ne s’agit pas d’un plan de relance financièrement coûteux mais d’un vaste plan de mobilisation des citoyens de bonne volonté.
On pourrait justifier mon optimisme par l’inexpérience liée à mon jeune âge. Mais il y a un an et demi, lorsque nous avions décidé à cinq étudiants de mobiliser les citoyens grecs en faveur du reboisement de leur propre pays en se rendant à vélo de Lille à Olympie, j’ai souvent entendu parler de l’utopie de la jeunesse. Et grâce au soutien de L’Elan, nous avons réussi ! Le 23 septembre 2008, un concert de 70000 personnes a eu lieu à Athènes en faveur du reboisement de ce beau pays. Et cette année, à la même époque, un nouveau concert aura lieu.
Alors, ne parlons pas d’utopie mais d’optimisme ! L’optimisme, c’est avant tout ce qui permet de transformer les soucis en défis et, ça, actuellement on en a bien besoin.
Harsh DOSHI Président des Citoyens de l’Europe
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La Fraternité dans l’espace et dans le temps |
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La Fraternité est une valeur forte au sein de « L’Elan ». C’est une belle valeur car elle a cette part de spontanéité, de gratuité que n’a pas toujours la solidarité. On n’est jamais obligé d’avoir un comportement fraternel, on le fait par plaisir d’aider autrui. En revanche, on n’a pas le choix d’être solidaire avec les personnes en détresse de son pays en payant ses impôts.
Au sein de « L’Elan », on œuvre à la promotion de la fraternité grâce à l’« Appel au Civisme et à la Fraternité ».
On agit pour sa concrétisation au sein de « Cigale », de « Fraternité, j’écris ton nom… » ou encore de l’opération « Un arbre pour la Grèce ».
Il s’agit dan s ces trois cas d’actions fraternelles développées essentiellement dan s l’espace.
L’« Appel au Civisme et à la Fraternité » a des signataires dans toutes les régions de notre pays et même dans plusieurs pays étrangers : U.S.A., Grèce, Italie, Algérie, Arabie Saoudite, Australie, Bangladesh, Belgique, Burundi, Canada, Chine, Colombie, Espagne, Inde, Israël, Maroc, Mexique, Norvège, Pologne, Royaume Uni, Suisse, Tunisie, Turquie…
« Fraternité, j’écris ton nom… » fait correspondre des adolescents de différentes régions de France d’une part avec des adultes vivant en général dans d’autres secteurs géographiques de notre pays et d’autre part avec des jeunes d’autres pays : Bénin, Congo, Liban, Maroc, Sénégal, Togo… Cette initiative est actuellement en train de s’étendre à d’autres pays : Egypte, Israël, Qatar…
« Un arbre pour la Grèce » est un bel exemple concret de fraternité européenne. Depuis la France, des citoyens se mobilisent pour aider au reboisement des espaces dévastés par les incendies de l’été 2007 en Grèce. Par la suite, grâce aux « Citoyens de l’Europe », l’action s’étendra à d’autres pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Luxembourg…
En ce qui concerne le développement de la Fraternité dans le temps, on pourrait penser à « Cigale » puisque des jeunes gens vont rendre visite à des personnes âgées qui vivent seules, dans des maisons de retraite.
On pourrait aussi parler de nouveau de « Fraternité, j’écris ton nom… » puisque l’un des échanges se fait entre jeunes et adultes.
On pourrait encore faire référence aux personnes, jeunes et moins jeunes, qui s’impliquent, ensemble, pour que « L’Elan » se développe.
Mais, c’est une notion que « L’Elan » pourrait renforcer nettement au cours de l’année 2009 en développant un projet relatif à la Mémoire. Car la Mémoire paraît être le meilleur moyen de cultiver la fraternité dans l’espace grâce à son développement dans le temps.
Et, dan s le contexte actuel, il apparaît plus que jamais nécessaire de resserrer les liens entre les uns et les autres.
Philippe Rodet
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Si l’année 2008 restera pour beaucoup l’année de l’émergence de la crise financière en Europe, pour les membres de L’Elan, on peut dire que ce fut une belle année.
2008 a été une belle année pour L’Elan parce que ses réflexions ont permis de montrer leur adéquation aux besoins des temps présents.
Lorsque depuis quelques années, nous écrivions sur la plaquette de présentation de notre association, « la participation des citoyens à la vie de la Cité est un facteur de responsabilisation par excellence. Si on l’encourage, on peut espérer passer d’un monde de l’idéologie à un monde de l’éthique, c'est-à-dire un monde où les citoyens orientent leur comportement dans le sens d’une plus grande responsabilité au bénéfice du bien commun », nous ne savions pas à quel point, nous étions proches d’événements qui sont venus montrer la fragilité des idéologies et la véracité de notre propos.
Lorsque nous parlions de la nécessité de promouvoir une autre vision de l’entreprise, alliant la performance de celle-ci au bien-être des salariés, nous avions là aussi raison. Plus que jamais, cette perception peut s’avérer utile car elle porte en elle les germes du sursaut moral du coeur vital de l’économie : l’entreprise.
2008 a été une belle année pour L’Elan parce que notre Assemblée Générale a été un temps fort de notre association notamment grâce à la présence de nombreux membres et de personnalités d’exception : Son Excellence Monsieur Georges Anastassopoulos, Président de la Conférence Générale de l’UNESCO, Jacqueline de Romilly, Frédérique Hébrard, Jeanne-Emmanuelle Hutin, Jean-Loup Chrétien, Marcel Boiteux, Dominique Gerbaud…
2008 a été une belle année pour L’Elan parce que l’une de ses actions concrètes, « Un arbre pour la Grèce », a connu un développement exceptionnel. Lancé en France, cette opération s’est étendue en Europe grâce au partenariat avec « Les Citoyens de l’Europe ». Le 23 septembre 2008, à Athènes, plus de 70000 personnes se sont rendues au stade olympique pour relayer notre opération, les sommes récoltées allant sur le compte ouvert suite à un accord de coopération entre le Ministère grec de l’Agriculture, le Musée d’Histoire Naturelle d’Athènes et… « Un arbre pour la Grèce » ! Conscientes de l’importance symbolique de l’opération « un arbre pour la Grèce », de nombreuses personnalités y ont apporté leur soutien, à l’image de Karolos Papoulias, Président de la République Grecque, de Théodoros Kassimis, Vice Ministre des Affaires étrangères de Grèce, de Dimitrios Paraskevopoulos, Ambassadeur de Grèce en France, de Koïchiro Matsuura, Directeur Général de l'UNESCO, de Stavros Dimas, Commissaire Européen à l'Environnement, de Niki Goulandris, Présidente du Musée d'Histoire Naturelle d'Athènes, de Nikos Aliagas, Journaliste, animateur de télévision, de Stéphane Bern, Journaliste, animateur de radio et télévision, de Jean-Marie Leblanc, ancien Directeur du « Tour de France »…
En 2009, malgré un contexte difficile, L’Elan, fort de ses réflexions et de ses actions, doit parvenir à provoquer une large prise de conscience. En effet, la crise financière a des causes d’ordre économique auxquelles il est urgent de remédier ; mais elle a, en plus, des causes morales, pour lesquelles il est peut être plus facile d’agir. Et là, étayé par les réflexions de Jacqueline de Romilly, notre propos sur l’ardeur et les bienfaits inhérents à l’engagement prend toute sa vigueur.
Grâce à la mobilisation exceptionnelle de nos membres et de nos sympathisants, 2008 a été une belle année pour L’Elan. Quant à 2009, en réussissant à amplifier encore cette mobilisation, il peut s’agir d’une année exceptionnelle.
Comme nous sommes à quelques jours de Noël, on me permettra de souhaiter un joyeux Noël aux membres de L’Elan et à tous nos visiteurs.
On me permettra également de présenter à chacun d’eux mes meilleurs vœux pour 2009, vœux de bonheur, de santé et de réussite.
Philippe RODET
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Les idéologies sont mortes, vive l’éthique ! |
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Les affolements de notre monde mettent à nu les éphémères et impuissantes idéologies dès lors qu’il faut faire face aux nécessités de nos sociétés bousculées dans leurs fondements, aux besoins des populations malmenées dans leur dignité.
La vitesse d’effondrement de l’idéologie marxiste a été évocatrice en son temps.
Aujourd’hui, le libéralisme fait profil bas pour sauver les groupes bancaires de la faillite.
Les idéologies sont mortes, nous laissant orphelins, dressés seuls face aux chemins qu’il faut emprunter.
Les solutions sont multiformes et passent par la correction des excès, la raison et le sens réaffirmés, la mobilisation et la responsabilité de chacun.
Ces solutions se conquièrent, pas à pas, dans la promesse de l’éthique retrouvée.
Le temps est venu de passer d’un monde de l’idéologie à un monde de l’éthique, c’est à dire « un monde où les citoyens orientent leur comportement dans le sens d’une plus grande responsabilité au bénéfice du bien commun », un monde où l’on ranime les valeurs humaines au profit des vertus de la responsabilité et du devoir, un monde où la performance économique aille de paire avec le bien-être et la nature.
Jean Boissonnat l’exprimait à merveille : « Si l’on veut que les choses changent par en haut, on attendra longtemps où l’on y perdra notre liberté, si on veut qu’elles changent par en bas, il faut construire et diffuser une culture de la responsabilité ».
Des exemples existent et ouvrent la voie, faisant espérer le vaste mouvement porté par une vision humaniste dont nous avons tant besoin.
Et justement, puisque l’économie est en crise, commençons par parler de l’acteur en mesure de redonner du sens à celle-ci : l’entreprise. A son échelle, une approche éthique est porteuse de nouvelles voies permettant d’allier performance et bien-être. Il s’agit de travailler dans de meilleures conditions pour travailler plus efficacement. On s’est en effet aperçu que les logiques du passé sont à l’origine d’aberrations majeures puisqu’elles allient contraintes, mal-être et moindre efficience. On a cru qu’en manageant par le stress, on obtiendrait de la performance, on a obtenu du travail obligatoire. On a pensé qu’en mettant la pression, on sortirait des résultats, on a oublié de penser que l’on altérerait l’intelligence. Sur le plan psychique, une récente étude sino-américaine vient de prouver que si l’on diminue le niveau de stress, on améliore l’activité intellectuelle. Parallèlement, on se rend compte que si on développe la motivation des salariés en mettant en valeur l’utilité de leur activité, en leur laissant une certaine liberté d’action, en définissant des objectifs afin de relativiser la pression d’enjeu, en les considérant, en les encourageant, en les ai dant à avoir une vision agréable de l’avenir, on change leur regard vis-à-vis du travail et on améliore leur bien-être, car on provoque du plaisir. Or, on sait maintenant que si on provoque du plaisir, on diminue la libération d’hormones du stress et on augmente celle de substances destinées à corriger les effets du stress.
D’ores et déjà, des dirigeants d’entreprises oeuvrent à la promotion et à la mise en œuvre de tels principes. Ils sont responsables, ils responsabilisent, ils permettent à leurs salariés de vivre leur travail comme un engagement.
Au niveau environnemental, le pouvoir de l’argent sans la raison a été à l’origine de nombre de catastrophes. On a tous en mémoire ces incendies qui vont jusqu’à détruire notre… Humanité ! On a toujours pensé qu’une économie sans conscience ne serait que ruine de l’âme. En 2007, en Grèce, des incendies - dont l’origine de certains ne trompe personne – ont eu des conséquences humaines, écologiques et économiques catastrophiques. Beaucoup pariaient sur le fait que les terres brûlées laisseraient la place à l’économie de la honte, celle des complexes financièrement rentables. Face à ces craintes, en septembre 2007, en France, des citoyens lancent un appel au reboisement de la Grèce. Ce projet reçoit très vite le soutien de personnalités dont la confiance en l’Homme est connue. Quelques milliers de personnes se mobilisent, au nom de la protection de l’environnement, au nom de la fraternité européenne, au nom de l’Humanité…
Un an plus tard, ce même projet est relayé en Grèce et le 23 septembre, ce sont plus de 70000 personnes qui participent à un concert destiné à promouvoir la même cause. Sous l’impulsion du Musée Goulandris d’Histoire Naturelle d’Athènes et de la Banque Nationale de Grèce,
le projet s’exporte même en Europe et dans le monde.
Grâce à l’engagement de citoyens, jeunes et moins jeunes, issus d’horizons divers, le sens de la responsabilité a pu l’emporter et les espaces dévastés seront… reboisés !
Que ce soit au niveau de l’entreprise ou au niveau de la protection de la nature, on mesure bien l’ardeur inhérente à la culture de la responsabilité. Elle porte en elle les germes de la sortie de crise.
Depuis des années, dans des domaines aussi différents que celui de l’entreprise ou de la protection de l’environnement, des femmes et des hommes, croisent leurs réflexes d’intérêt général, à l’image de silex que l’on frotte, pour en faire jaillir les étincelles du renouveau.
Aujourd’hui, la crise économique que nous traversons, sonne le glas d’une société sans âme, trop tournée vers l’intérêt marchand au point de parfois prendre de la distance avec le bien commun. Elle peut être l’impulsion nécessaire pour qu’un autre type de société apparaisse, une société portée par un nouvel élan… démocratique.
Niki Goulandris et Philippe Rodet
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Depuis la France, avec la Grèce, agissons ! |
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L’été 2008 a été marqué par une aggravation de la morosité ambiante. Si on s’inquiétait lorsque le moral des ménages était à – 35 en janvier 2008, seuil le plus bas depuis la création de l’indice, que penser de celui de juillet 2008 à – 48 ?
Autant dire que la situation économique et ses perspectives inquiètent.
A ces craintes sur le plan économique, s’est associée une météo maussade et certainement, une difficulté de plus en plus grande chez nos concitoyens à trouver de véritables plaisirs et notamment ceux inhérents à l’engagement dan s une cause d’intérêt général.
L’engagement pour le bien commun est en effet une source de bien-être significative. Hans Selye, un endocrinologue austro-hongrois, précisait que « l’altruisme égoïste » permettait de lutter contre les effets délétères du stress. En une phrase, « quand on fait le bien, on se fait du bien ».
Il est intéressant de constater que les citoyens des pays qui ont un sens de l’engagement ancré dans leurs gènes, si l’on peut dire, vont moralement bien. Le cas de la Grèce est évocateur. Son taux de mortalité par suicide est l’un des plus bas de la planète (3,4 pour 100000 habitants sur la période 2000 - 2002) alors que celui de la France était à 18,7 durant ces mêmes années.
En septembre 2007, « L’Elan » a lancé en France l’opération « Un arbre pour la Grèce ». Celle-ci a été soutenue par l’UNESCO, des personnalités d’exception, de nombreux médias et des entreprises. Grâce à trois d’entre elles, dès mars 2008, quinze millions de boites de lait, estampillées « Un arbre pour la Grèce », ont été réalisées. Dans la foulée, des étudiants de l’Ecole Supérieure des Affaires de Lille ont créé « Les Citoyens de l’Europe », une association destinée à promouvoir « Un arbre pour la Grèce » au niveau des pays qu’ils ont traversés lors de leur périple, à vélo, entre Lille et Olympie.
Un an après être née en France, l’élan de fraternité européenne est en train, au contact du sens de la citoyenneté grecque, de se transformer en un véritable mouvement. Le 22 septembre 2008, va avoir lieu au stade d’Athènes, un concert qui se situe dan s le prolongement de notre action, destiné à récupérer des fonds pour le reboisement, fonds qui seront versés sur le compte ouvert suite à l’accord de coopération entre le Ministère grec de l’Agriculture, le Musée d’Histoire Naturelle d’Athènes et « Un arbre pour la Grèce ». Les quinze plus grands artistes grecs seront réunis pour animer les quatre vingt mille places du stade sous le slogan « Ensemble, chanter pour la nature, chanter pour la vie ». Parallèlement, un radio-marathon sera organisé pour récupérer des fonds supplémentaires pour cette même cause. La « contagion du bien » dont nous parlions est bien en train de s’étendre en Europe…
Nous avons bien, ici, la preuve de la force de l’engagement des citoyens grecs mais aussi, l’intérêt du rôle de catalyseur qu’ont joué celles et ceux qui, en France, se sont mobilisés pour cette cause.
Agir, relayer, amplifier… et si l’on avait là les mots clés de la fraternité européenne, une fraternité basée sur un engagement capable de donner du sens à sa vie et… du bonheur !
Alors, depuis la France, avec la Grèce, agissons pour le bonheur !
Raphaël Anton | |
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Le sens de l’avenir |
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Partis le 1er juin de Lille, après avoir traversés plusieurs pays d’Europe pour promouvoir l’opération « Un arbre pour la Grèce », Guillaume Bouton, Harsh Doshi, Julien Druelle, Chrisophe Goncalves et Romain Renuy, soutenus par leurs trois logisticiens, Nicolas Boone, David Gugenheim, Anthony Ribero, sont arrivés à Olympie le 30 juin, après un périple de plus de 1800 km.
Quel plaisir de retrouver, là, Jean-Marie Leblanc (ancien Directeur du Tour de France), Gontran Lejeune (Président du Centre des Jeunes Dirigeants) et Emmanuel Vasseneix (Président de LSDH, à l’origine de l’idée des 15 millions de boites de lait estampillées « Un arbre pour al Grèce », Virginie Lapierre , représentant l’Université Lille 2 et Pascale Gugenheim, professeur de l’Ecole Supérieure des Affaires.
« Les Citoyens de l’Europe » ont ensuite eu droit à une conférence de presse en présence notamment du Secrétaire d'Etat en charge des forêts, du Maire d’Olympie, de Didier Maze, Consul de France en Grèce et de Madame Niki Goualndris.
Après les félicitations du Maire, sensible à cette cause puisque les incendies ont fait des morts aux portes d’Olympie, Madame Goulandris a adressé, à son tour, ses plus vives félicitations aux cinq cyclistes et à tous ceux qui ont pris part à cette opération avant de lire trois messages de soutien, l’un de Monsieur Karolos Papoulias, le Président de la République Grecque, l’autre de Monsieur Stavros Dimas, Commissaire européen à l’Environnement, le troisième de Monsieur Koichiro Matsuura, le Directeur général de l’UNESCO.
« Votre initiative est extrêmement importante et je vous félicite de l’avoir organisée. Je vous envoie mes salutations chaleureuses ainsi qu’un grand merci de la part du peuple grec, accompagné du vœu que « Un arbre pour la Grèce » inspire tout le monde pour cette lutte pour la sauvegarde de l’environnement » écrit Monsieur Karolos Papoulias.
« Je voudrais saluer votre initiative et vous soutenir dans cet élan. En effet, en agissant ensemble dans un mouvement de solidarité, nous pourrons mieux aider et protéger nos concitoyens et notre environnement. L’Europe sera d’autant plus forte en combinant nos approches et nos capacités » explique Monsieur Stavros Dimas.
« J’aimerais partager avec vous l’espoir que cette campagne, qui a commencé en France et en Grèce, gagnera et sera reprise dans d’autres pays afin que l’éducation à l’environnement et au reboisement qui sont les clés d’un développement durable deviennent des pratiques communes et acceptées par toutes les communautés de la planète » précise Monsieur Koichiro Matsuura.
Le deux juin, « Les Citoyens de l’Europe » ont été reçus au Petit Palais de la ville de Haïdari, en présence du Maire de la ville, d’un représentant du Vice-Ministre des Affaires étrangères, du Consul de Grèce à Lille, d’adjoints aux Maire et de Conseillers municipaux et de Madame Niki Goulandris.
Forts de leurs prestigieux soutiens, « Les Citoyens de l’Europe » ont décidé de s’associer à « L’Elan Nouveau des Citoyens » pour lancer, depuis Olympie, un « Appel à la Fraternité européenne » intitulé : « Un élan de fraternité européenne ! »
On se rend bien compte que, côte à côte, des citoyens de Grèce et de France, forts d’une vision, de leurs valeurs respectives et d’un véritable enthousiasme, peuvent, au nom de la protection de l’environnement, apporter à l’Europe une dimension essentielle et aller ainsi dans le sens de notre Culture commune et de… l’avenir !
Philippe Rodet | | |
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L'Elan est en marche ! |
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Sept ans, cela fait maintenant plus de sept ans que notre Élan existe, et, loin de s'être assoupi dans la routine, il continue de se faire remarquer !
Ses idées sont plus que jamais d'actualité, et les médias ne se privent pas de les citer : nous avons, depuis nos débuts, été présents sur plus de quatre-vingts d'entre eux, des plus spécialisés aux plus généralistes, de journaux locaux jusqu'à des chaînes de radio et de télévision nationales. On a ainsi pu récemment entendre Philippe Rodet débattre à propos de la réforme de l'État sur BFM radio, ou parler autre part du stress, un grand problème qui est devenu une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Il ne fait nul doute que cela contribue à favoriser une prise de conscience ; déjà, des entreprises et des décideurs se sont montrés attentifs à la réflexion que nous menons, dans le but de l'enrichir, de la soutenir et d'en appliquer les conclusions.
Notre positionnement en tant que force de proposition n'a pas peu contribué à la mise en œuvre de certaines d'entre elles par les gouvernements successifs. Si l'on se cantonne au pôle jeunesse, on peut citer le plan "Défense - 2è chance", le livret de civisme, les "internats de la réussite", les "maisons départementales des personnes handicapées" et la récente refonte des programmes de l'école primaire. Mais il y en aurait d'autres à citer dans le domaine de la Justice, l’entreprise ou la mondialisation.
L'action de l'Élan, vous le savez bien, c'est aussi l'élaboration de projets très concrets, auxquels chacun peut participer. "Fraternité, j'écris ton nom..." poursuit son essor et montre une vitalité que ses trois ans d'existence n'ont pas entamée. À nos débuts, Jacqueline de Romilly lançait ce mot d'encouragement affiché sur notre tout premier site Internet : "Je souhaite que beaucoup suivent cet exemple, et qu'ainsi puissent s'organiser, avec un sens accru de nos responsabilités civiques, la possibilité d'une espérance partagée". De "toutes petites choses", en apparence, des choses, en tout cas, qui sont accessibles à tous, et qui pourtant refont le monde, sans se donner de grandes ambitions irréalisables, pour ainsi dire, en catimini, petit à petit, voilà ce que nous réalisons.
Après avoir inspiré ce projet, puis "Appel à témoignages", c'est "Un arbre pour la Grèce" que notre Académicienne a imaginé, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce "dernier-né" fait beaucoup parler de lui aujourd'hui. Des organisations aussi prestigieuses que l'UNESCO, des personnalités reconnues et écoutées, les autorités grecques, des entreprises laitières françaises lui ont réservé un formidable accueil, apportant leur soutien, s'en faisant l'écho, facilitant sa concrétisation sur le terrain, lui offrant un très important espace publicitaire représenté par quinze millions de briques de lait ! Des étudiants lillois enthousiastes, au sein de leur association "les Citoyens de l'Europe", rallieront Lille à Olympie à vélo pour faire sa promotion tout au long de leur parcours. Oui, pour la première fois, un de nos projets prend une dimension européenne, voire internationale !
Il est temps, vous le ressentez certainement, de faire le point ensemble, de partager l'enthousiasme que ne peuvent manquer de susciter ces premiers fruits, lesquels préludent à un avenir plus prometteur que jamais. C'est l'UNESCO qui nous accueillera dans ses locaux pour une assemblée générale assurément mémorable, jeudi 22 mai. Il ne m'appartient pas de détailler tout ce que son programme vous réserve, mais vous en saurez plus dans très peu de temps !
Yann Loupp
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Une autre voie est possible ! |
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Si l’on analyse trois pays, les Etats-Unis, le Japon et la France, au niveau de l’adéquation entre leur culture et leur fonctionnalité, on remarque que l’on a trois modèles différents.
Les Etats-Unis ont une adéquation entre une fonctionnalité tournée essentiellement vers la productivité et une culture récente en harmonie avec le fonctionnement des grandes entreprises. Cela explique certainement le dynamisme des Etats-Unis.
Le Japon a une culture très ancienne qui n’est pas en adéquation avec son système fonctionnel, importé, lui, vers la fin du XVIIIème siècle. Cela explique le dynamisme du Japon, mais en même temps, le découplage avec ses racines est à l’origine de contraintes majeures.
La France est un système intermédiaire avec une culture aux origines lointaines et une fonctionnalité, moins en rupture avec sa culture que le Japon, mais moins en harmonie que les Etats-Unis.
On comprend bien que l’idéal, pour notre pays, serait de tendre vers une meilleure harmonie entre ses valeurs fondatrices, profondément humanistes, et sa fonctionnalité. On mesure également très bien que si l’on se laissait glisser vers un système de découplage plus important, à l’image du Japon, des contraintes majeures apparaîtraient…
Sous cet éclairage, il est intéressant de regarder comment les contraintes peuvent s’exprimer au niveau de l’état moral de la population.
Si l’on prend comme référence, le taux de mortalité par suicide, celui des Etats-Unis, ou l’harmonie règne, est moindre que celui de la France, lui-même inférieur à celui du Japon où le découplage est plus important.
Si l'on prend comme référence la confiance en l’avenir de la jeunesse, on se rend compte que les Etats-Unis arrivent loin devant la France qui arrive, elle-même, largement devant le Japon.
Ces deux exemples prouvent bien le danger qui consisterait à aller dans le sens d’un plus grand découplage...
Pour que la France aille de l’avant, il ne lui reste donc qu’une solution : améliorer l’harmonie entre sa fonctionnalité et ses valeurs fondatrices, en faisant en sorte que sa fonctionnalité s’inspire d’avantage de sa culture. Il convient donc de penser un nouveau modèle de société où la prise en considération des valeurs humaines ira de paire avec l’amélioration de notre performance économique.
De plus en plus d’entreprises s’engagent dans cette voie et on comprend à quelle point elles sont visionnaires. Il est donc plus que jamais urgent de les encourager, de les valoriser pour qu’une véritable contagion s’opère.
Il est également plus que jamais urgent que cette contagion se fasse vers les services de l’Etat : il y a, là, un très bel enjeu de… réforme de l’Etat, digne du temps présent.
Avec d’autres pays d’Europe bénéficiant de la même culture et d’une fonctionnalité très proche, la France peut encore, si elle s‘en donne les moyens, inspirer un nouveau mode de développement, responsable sur le plan économique, social, environnemental, et performant, car apte à appréhender la complexité inhérente au facteur humain, complexité qui est aussi la caractéristique première du monde actuel.
Philippe Rodet
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Bonne année et bel envol ! |
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Le changement d’année est souvent l’occasion de repenser aux mois précédents et de faire des vœux pour l’année à venir.
Mais c’est avant tout le plaisir de souhaiter, à chacun de nos membres, sympathisants et visiteurs de ce site, une très belle année 2008.
En 2007, "L'Elan" a connu plusieurs temps forts :
- Dès janvier, ce fut le début de la diffusion de nos propositions sur les conditions du bien-être dans l’entreprise , diffusion qui s’est amplifiée par la suite tout au long de l’année ;
- En mars, « Fraternité, j’écris ton nom… » a reçu le prix « Planète Citoyenne », remis par « France-Info », « La Vie » et « La Fédération des Caisses d’Epargne » ;
- En mars, toujours, à l’Institut de France, les prix ont été remis aux lauréats du concours « Appel à témoignages » ;
- En avril, une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle sur la question du bien-être au travail a été publiée par le premier quotidien français ;
- En mai, « L’Elan » a participé au jury du prix « Ouest-France » afin de récompenser un jeune visionnaire de l’Europe, à l’occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome ;
- En juillet, le nouveau site Internet de « L’Elan » a été mis en ligne;
- En septembre, il y a eu le lancement de l’opération « un arbre pour la Grèce » et la création d’un site Internet consacré à cette initiative ;
- En octobre, « L’Elan » a soutenu deux initiatives, impulsées par des étudiants et destinées à promouvoir « un arbre pour la Grèce » auprès des jeunes vivant en France : « Une Graine d’Avenir » et auprès de jeunes européens : « Les Citoyens de l’Europe » ;
- En novembre, dans le cadre de « Cigale », des diplômes ont été remis aux jeunes les plus méritants ;
- En décembre, le nouveau Forum sur de notre site Internet a vu le jour.
En 2008, il y aura de nombreux temps forts et les premiers seront certainement, en janvier, le lancement du nouveau site Internet de « un arbre pour la Grèce » et la diffusion de dix millions de boites de lait conçues pour sensibiliser nos concitoyens à notre action.
Mais au-delà, puisque la période s’y prête, nous allons faire trois vœux :
- Que le Forum de notre site Internet devienne un vrai lieu de débat, où chacun des intervenants soit respectueux des autres et essaye de trouver des lignes de force au delà des clivages partisans ;
- Que les propositions de "L’Elan ", enrichies des réflexions du Forum, apparaissent – en raison de la diversité des origines de leurs auteurs et de la prise en compte du facteur humain - porteuses d’espérance, diffusent dans la société et soient mise en application ;
- Que les actions concrètes continuent à s’étendre. Après une période de lancement et de maturation, nous devrions tendre vers une belle année de croissance.
En 2008, grâce au travail de fond réalisé depuis six ans et à la mobilisation d’un nombre croissant d’acteurs, « L’Elan » devrait prendre son envol. Je souhaite que tous ceux qui peuvent y contribuer le fasse car ce sera merveilleux pour chacun d’eux, pour notre association mais aussi pour le bien commun, le bien de la collectivité dont nous faisons partie.
Oui, pour 2008, je souhaite à chacun de vous une bonne année et à "L’Elan ", un bel envol !
Philippe Rodet
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Et si on pensait développement… humain ! |
La situation économique de la France n’apparaît pas simple. Le baril de pétrole atteint les 100 dollars, le taux de change de l’euro face au dollar est à un niveau record rendant nos exportations difficiles, la crise bancaire larvée qui sévit aux Etats-Unis ralentit la croissance et va avoir des répercussions en Europe, le faible coût du Yuan favorise les exportations de ce grand pays…
Comme il est facile de le constater, ces difficultés ne sont pas liées directement à la France mais pénalisent notre pays. Sommes-nous impuissants face à une telle situation ? Devons-nous nous résigner ? Devons nous nous contenter d’incantations ? Ou devons-nous trouver les leviers du progrès du 21ème siècle ?
Le sol européen, fertile à l’humanisme, en raison notamment de l’influence persistante de la Grèce antique, est propice à l’émergence d’un monde solidaire, responsable au niveau environnemental, social et économique. Mais l’influence de l’Europe n’est pas suffisante pour que ce modèle de développement qualifié de durable s’impose à l’ensemble des puissances de notre monde.
Comment pourrions-nous renforcer l’influence européenne pour que ses valeurs, ses principes s’imposent à travers le monde ? Et si nous ajoutions la composante indispensable au développement durable pour le rendre incontournable : le développement humain !
On a longtemps cru que la performance chez l’Homme viendrait de l’application d’une des règles de la mécanique, le zéro défaut. On a, dans tous les domaines où l’on souhaitait flirter avec l’excellence, cherché le petit défaut qu’il convenait de corriger. Et, on n’est pas parvenu au résultat escompté. Le seul succès a été, en raison de la logique apparente de cette démarche, de rendre chacun imperméable à un autre discours.
Si on en revient à l’échelle de la France, on a connu l’échec dans les domaines où l’excellence s’imposait. Il suffit pour s’en rendre compte de voir le nombre de médailles récoltées aux Jeux Olympiques depuis quelques décennies ou de regarder les yeux dans les yeux notre économie.
Et si l’on remettait en cause des règles qui ont conduit notre pays à l’échec ? Si on acceptait de repenser la performance, non pas en la dissociant de l’Homme mais, au contraire, en comprenant qu’il n’y aura excellence et performance que si celles-ci sont associées au bien-être de tout un chacun et notamment dans le cadre du travail.
L’entreprise qui équilibrera l’exigence de performance par l’intelligence des moyens trouvera une nouvelle ligne de force : la voie de la réussite. Non seulement, elle participera à l’essor économique du pays dans lequel elle est implantée mais en plus, et c’est peut-être ça le plus important, elle permettra la diffusion à l’extérieur des règles du bien-être, un bien-être fait d’ardeur, de reconnaissance et de respect.
Il est donc urgent d’associer au développement durable, le développement humain car il y a là la clé indispensable pour imposer une vision responsable.
Philippe Rodet
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Un élan porteur… d’espérance ! |
La participation active des citoyens à la vie de la Cité a été à l’origine d’un essor exceptionnel dans la Grèce antique. Jacqueline de Romilly, dans son récent ouvrage, « L’élan démocratique dans l’Athènes ancienne », l’a merveilleusement démontré. Au fil du temps, ces principes démocratiques ont amendé le sol européen d’un puissant ferment humaniste ; un ferment qui, des siècles plus tard, est en mesure d’aider l’Europe à trouver la voie de la responsabilité économique, sociale et environnementale.
Aujourd’hui, alors que la Grèce a souffert cet été de terribles incendies, des citoyens issus d’horizons très différents se mobilisent pour aider au reboisement de ce si beau pays. Des personnalités du monde culturel s’engagent, des dirigeants manifestent le souhait de faire participer leur entreprise, des organisations syndicales acceptent de sensibiliser les salariés de l’entreprise dans laquelle ils oeuvrent, des enseignants encouragent leurs élèves à participer, spontanément, des élèves s’organisent pour agir le plus efficacement possible, des journalistes aident à transmettre l’information. Un réel élan civique est en train d’éclore dans notre pays, mobilisant des citoyens convaincus qu’à travers un arbre, c’est bien plus qu’un îlot de vie que l’on plante, c’est « un pont entre la citoyenneté et la nature » comme le dit Madame Niki Goulandris, directrice du musée d’Histoire naturelle d’Athènes.
La jeunesse est capable d’un enthousiasme visionnaire. Et c’est cette jeunesse là qui a décidé d’exporter notre action, « un arbre pour la Grèce », dans d’autres pays d’Europe. Ils ont créé leur association « Les Citoyens de l’Europe » et sont prêts à parcourir différents pays de notre vieux continent pour que des foyers, identiques à celui né en France, parviennent à éclore, ailleurs... Et déjà, des professeurs, des journalistes, des dirigeants d’entreprise… s’impliquent pour augmenter leurs chances de succès. « L’Elan » sera, bien sûr, partie prenante de cette action, à travers notamment son association à vocation internationale « Citoyens pour un Monde Ethique ». Cette jeunesse qui croit en l’avenir est capable d’amorcer une véritable contagion de la générosité, de la fraternité, une contagion des valeurs humaines pour aider le berceau de celles-ci : la Grèce !
Antoine de Saint–Exupéry écrivait « s’aimer, ce n’est pas se regarder l’un, l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction »… En réussissant leur pari, ces jeunes enverront bien plus qu’un message de fraternité : ils enverront un signe d’amour entre les peuples européens.
Il y a des images qui sont magnifiques. Il y a des enjeux tellement exceptionnels que l’on doit aider leurs auteurs à en faire des succès. Du fond du cœur, je tiens à remercier celles et ceux qui prendront part à cet élan du début du XXIème siècle car il est porteur… d’espérance !
Philippe Rodet
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Devenez Ambassadeurs ! |
Bientôt, ce sera la rentrée, nous cesserons de nous consacrer, entre canicule et pluies torrentielles, aux plaisirs de l’été avec l’insouciance, les amitiés de passage et les essais parfois timides dans le domaine sportif. Nous redeviendrons responsables et actifs - non seulement dans notre domaine individuel mais avec les autres - dans notre vie de citoyen.
Cette vie de citoyen, nous l’avons vécu avant l’été, au moment des élections et des grands débats de politique. Nous y avons échangé beaucoup d’arguments mais nous en avons gardé aussi, trop souvent, quelques agacements et quelques rancunes. Il est temps que cela cesse, et que, lors de la rentrée, nous redevenions conscients du bien commun et près à en développer le sentiment chez nous et chez les autres. Il est temps que nous nous efforcions, toutes querelles dépassées, à nous connaître et à nous entraider. Le moment est venu de faire effort en ce sens.
Alors, il se trouve que L’Elan Nouveau des Citoyens se propose très exactement ce but et que cette association a déjà développée de nombreuses activités sen ce sens : entraides particulières dans tel ou tel domaine, échanges de correspondances, concours, ou encore élaboration de projets communs dans des groupes de volontaires particuliers… L’association a fait beaucoup au service de cet idéal mais il est clair aussi que pour étendre son action, et pour réaliser certains projets, elle a besoin aussi d’augmenter le nombre de ses adhérents. C’est pour quoi je vous proposerai une jolie petite compétition, dans cet élan de la rentrée. Elle consiste à essayer de vous faire les agents recruteurs pour cette association, de convaincre tous ceux que vous connaissez, à chaque instant, à toute occasion, et d’en faire des adhérents à notre association. Prenez donc votre élan pour servir L’Elan Nouveau des Citoyens ! Et voyez le beau concours qui commence ! Une nouvelle recrue, amenée par vous, vous donne un point ; une nouvelle recrue qui précise qu’elle pourra donner quelques heures pour des activités soit individuelles, soit en groupe, vous vaudra deux points. Et, à Noël, on fait le bilan : alors, les gagnants, ceux qui auront le mieux travaillé pour notre association recevront officiellement le titre d’Ambassadeurs de L’Elan ! C’est un beau titre et je sais que notre président est d’accord pour que je vous le propose ici. Mais c’est aussi que ce beau titre couronnera une belle activité. Le résultat est important : nombre de projets, que nous envisageons, pourront alors prendre réalité et ce sera là un grand bienfait non pas tant pour l’association elle-même que pour le bien commun, le bien de la collectivité dont nous faisons partie. Et je sais que bien des personnes sentent confusément le besoin d’une telle action sans savoir exactement où s’adresser pour en avoir le moyen. Ce sera à vous de le leur dire. Vous avez trois mois pour participer à cette compétition si belle et si généreuse : trois mois pour devenir Ambassadeurs, il faut avouer que ce n’est pas mal !
Jacqueline de Romilly,
de l'Académie française
Vice-Présidente de "L'Elan"
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| D’une vision humaniste à une mise en orbite |
Lorsque en 1999, le docteur Philippe Rodet m’a fait part de sa volonté de créer une association destinée à encourager la participation des citoyens, j’ai tout de suite adhéré à cette remarquable initiative et j’ai souhaité m’y associer. Car ce projet, qui consiste à rassembler des personnes issues d’horizons divers pour les faire œuvrer à l’élaboration de propositions et au développement d’actions susceptible d’apporter des éléments de réponse aux grands enjeux de nos sociétés modernes, est fondé sur une vision profondément humaniste de la société.
Je suis en effet convaincu qu’à tout niveau, les plus grandes réussites reposent sur la mobilisation de l’être humain. Le facteur humain doit en effet être central, être le moteur et la finalité de tout projet.
A l’échelle individuelle, l’être humain est capable de réaliser des merveilles.
Nous avons tous à l’esprit les découvertes majeures de Louis Pasteur, Pierre et Marie Curie, Jean Bernard… D’une manière plus générale, nous connaissons tous les effets du courage et du dévouement exceptionnels.
Cette même intelligence, ce courage et ce dévouement peuvent produire une énergie exceptionnelle lorsqu’ils s’expriment de manière synergique à l’échelle collective.
La Grèce antique, chère à Madame de Romilly, a mis en lumière le véritable élan résultant de la participation des citoyens à la vie de la Cité.
Lorsque J.F Kennedy déclarait « nous enverrons des hommes sur la lune », les Etats-Unis n’avaient pas les technologies nécessaires et cependant, onze ans plus tard, c’était … Apollo !
Le monde sportif permet de vérifier régulièrement l’importance de l’alliance de l’intelligence collective aux capacités individuelles.
Faire travailler ensemble des personnes différentes, prêtes à donner le meilleur d’elles-mêmes et à se mettre en marche pour la réussite d’un objectif commun – le bien commun - constitue un objectif prometteur.
Mais, mon engagement, tient aussi au fait que j’ai perçu à quel point ce projet était porté par une très vive envie de réussite. A la confiance en l'être humain s’ajoutait la confiance en quelqu’un qui à travers ses divers engagements œuvrait depuis des années déjà au service de l’intérêt général.
Le chemin parcouru par « L’Elan » témoigne de son intérêt. Aujourd'hui, un vaste mouvement est en marche. Il s’illustre par des propositions en adéquation avec les particularités du temps présents, des propositions qui intègrent la dimension humaine sous tous ses aspects permettant ainsi la prise en compte de la complexité du vivant. Aujourd'hui, ces propositions interpellent aussi bien en France qu’à l’extérieur de nos frontières ce qui démontre si nécessaire de leur pertinence.
« L’Elan » développe également des actions concrètes qui mettent en relief la force de ses valeurs et de ses principes, véritables ferments d’une société rassemblée, fraternelle et capable d’aider chacun de trouver la voie de son bonheur.
« L’Elan » est à un moment merveilleux car il connaît actuellement une accélération forte. Cette accélération peut être d’autant plus puissante qu’elle prend appui sur le travail considérable réalisé jusqu’à maintenant par chacun de ses membres et sympathisants. Cette accélération peut aller jusqu’à la mise en orbite de « L’Elan » si chacun continue à agir et à … convaincre ! Sur ce point, je sais pouvoir compter sur vous et vous en remercie.
Jean-Loup Chrétien
Président d’Honneur de « L’Elan »
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De la fraternité au lien social
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Après des décennies de progrès matériel, il apparaît de plus en plus que le bien-être d'une Société ne peut se réduire à des données statistiques ou économiques. Nul ne peut nier la nécessité de satisfaire les besoins vitaux et le confort de chacun, mais concomitamment à cette évolution très positive, la situation morale des personnes s'est nettement dégradée et le sentiment d'exclusion est devenu le lot d'une part croissante de la population. Autant il reste relativement facile de donner une direction au développement matériel -ce ne sont somme toutes que des difficultés techniques qu'il faut résoudre-, autant il est délicat d'agir sur ce que chaque individu a de plus profondément intime. Le bonheur et l'épanouissement personnel ne se décrètent pas ! Pourtant, et on ne peut que s'en réjouir, l'action politique en faveur du "mieux vivre ensemble" est actuellement à l'ordre du jour. Alors que faire, et qui peut le faire ? Ne nous abandonnons pas au fatalisme, "les temps ont changé", "les gens ne sont plus ce qu'ils étaient", etc. Cessons de croire que la nature humaine pousse à l'individualisme, au repliement communautaire, que les seules relations possibles entre les personnes seraient mues par l'intérêt et le gain immédiat, que nos rapports doivent être de domination, faits de crainte ou d'envie. Il nous faut recréer une vraie solidarité, il nous faut tisser du lien social, et cela est l'affaire de tous, et c'est aussi par notre action à notre toute petite échelle personnelle que cela est possible. Agir, donc, chacun selon ses possibilités, par petites touches. Les idées les plus simples, celles qui paraissent presque dérisoires, peuvent avoir un grand effet ! Voyez l'opération "Fraternité, j'écris ton nom..." : quoi de plus insignifiant en apparence que ces échanges de courriers entre des jeunes en perte de repères, des adultes socialement bien insérés et des jeunes vivant dans des pays pauvres ? Les uns apprennent à connaître les autres, ils s'aperçoivent qu'ils ont quelque chose à partager, par delà leurs différences et la distance géographique, ils découvrent qu'ils existent au-delà de leur petit monde où ils se sentent parfois si tristement enfermés. Comme le dit si bien Jacqueline de Romilly : "s'il s'agit d'une lettre, il est évident que l'autre compte, c'est une correspondance, c'est un pont jeté" ! Rien de cela n'est coûteux, mais le soutien des personnalités, des associations, des médias, des fondations et des instances officielles compte beaucoup dans le succès qu'a déjà obtenu un tel projet, et dans son développement futur. Ce qui a déjà été fait, le résultat remarquable de cette opération lancée par "l'Élan", elle le doit grandement aux parrains qui l'ont soutenue et qui l'ont fait connaître. C'est à ce niveau que le pouvoir politique peut agir, en donnant l'impulsion décisive qui permettra d'amplifier et de démultiplier ce type de démarche, issue des citoyens, et dont l'action proprement dite est effectuée par des citoyens.
Yann Loupp
Secrétaire Général Adjoint de "L'Elan" |
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